La pièce de théâtre 'Passeport', qui relate les parcours difficiles d'exilés, a été officiellement annulée par la mairie RN de Castres, suscitant une vive réaction de son auteur, Alexis Michalik. Ce dernier a fait part de son indignation en affirmant que l'argent public doit être « dépensé correctement », selon le maire Florian Azema.
Sur Instagram, Michalik a révélé qu'il avait appris la mauvaise nouvelle cette semaine, alors que la pièce était déjà programmée, intégrée à la saison théâtrale, et figurait dans la brochure mise à disposition du public. « La décision d’annuler est intervenue à la dernière minute à la demande des élus RN », a-t-il déploré, tout en espérant que cette décision pourrait être reconsidérée.
En évoquant l'histoire d'Issa, un personnage du camp de la 'Jungle' de Calais, 'Passeport' aborde des thèmes profonds comme l'identité, l'intégration et la transmission. Selon un avis partagé par plusieurs critiques culturels, le spectacle a été présenté à des publics variés à travers la France, et sa valeur réside précisément dans la liberté d'expression qu'il représente.
Interrogé par l'AFP, le maire Azema a justifié cette décision, se déclarant « dans (ses) droits », en précisant que « rien n'avait été signé avec M. Michalik ». Il a ajouté que ce choix reflétait des priorités différentes de celles de l'ancienne majoritaire.
Il a également exprimé des réserves sur la représentation de certaines thématiques dans la pièce, notamment celle des migrants, affirmant que « cela ne correspond pas à ce que j'avais défendu » durant sa campagne. Son intention serait de favoriser les artistes locaux et les représentations scolaires, suggérant que des spectacles de danse ou des concerts pourraient remplacer 'Passeport'.
Alexis Michalik, conscient des répercussions possibles de cette annulation, souligne son inquiétude pour tous les artistes et programmateurs qui pourraient, par la suite, faire face à des décisions similaires. « La liberté de création est un pilier de notre démocratie », a-t-il déclaré, appelant à une réflexion sur l'importance de la culture dans la société.
Cette controverse met en lumière la tension entre la gestion des fonds publics et la liberté d'expression artistique, soulevant ainsi un débat crucial au sein de la communauté culturelle française.







