Les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions offrent à Jordan Bardella et Éric Zemmour l'occasion de redéfinir leurs messages autour de l'insécurité et de l'immigration. Le président du Rassemblement national a qualifié ces événements de « scènes de guerre civile », tandis qu'Éric Zemmour a appelé à « mater l’ennemi intérieur ».
« Réveillez-vous, car dans un futur proche, ces groupes briseront la porte de vos maisons », a averti Bardella sur BFMTV.
Ce dernier a ciblé particulièrement les jeunes issus de l'immigration, les accusant d'être responsables de la violence qui a entraîné plus de 890 interpellations et 178 blessés parmi les forces de l'ordre, d'après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Les critiques du Rassemblement national
Jordan Bardella ne cache pas son indignation contre le gouvernement. Selon lui, les autorités, pourtant dotées d’un lourd dispositif de sécurité, n’ont pas su gérer la situation. Ses mots sont durs : « L’insécurité a explosé durant le mandat de Macron », déplore-t-il.
Bardella va jusqu’à accuser le PSG de partager une part de responsabilité, tout en poursuivant son discours sur l’immigration. Il insiste sur le fait que ces incidents sont le reflet d’une société en détresse, où les jeunes succombent aux sirènes de la violence.
Zemmour à l’attaque
De son côté, Zemmour renforce pareillement son arsenal dialectique, en dénonçant ce qu'il appelle un « déferlement de la jeunesse arabo-musulmane ». Il relie les récentes violences avec l'immigration, suggérant qu'un nombre considérable d’immigrés contribue à cette dégradation de l’ordre public.
« Nous devons arrêter et expulser sans délai ceux qui représentent un danger », s'est-il exclamé sur Sud Radio.
Dans le cadre des solutions proposées, il évoque l’idée de « remigration », visant à renvoyer certains individus dans leur pays d’origine, tout en prônant un cambriolage des droits des binationaux.
Propositions et lignes politiques
Les mesures suggérées par le Rassemblement national incluent l’arrêt immédiat de l’immigration et l'expulsion systématique des délinquants étrangers. Bardella et ses pairs s'engagent également à rétablir des mesures répressives, comme les peines minimales pour les crimes prioritaires.
La volée de critiques s’abattant sur la politique actuelle et ses résultats encourage les figures de l’extrême droite à exploiter cette opportunité pour augmenter leur visibilité avant les élections présidentielles. Ces événements soulignent un besoin pressant de répondre aux préoccupations de sécurité publique tout en naviguant dans les défis multi-complexes que pose l'immigration.







