Sur le réseau social X, jordan bardella, président du Rassemblement national (RN), et clémence guetté, députée France insoumise (LFI), ont échangé des arguments opposés concernant la gestion du maintien de l'ordre à Paris, suite aux débordements qui ont eu lieu lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions.
Les scènes chaotiques qui ont suivi le triomphe de l'équipe parisienne ont suscité une intense médiatisation. Lors de ce dialogue clash, guetté a été acculée d'accusations de bardella, qui l'a reprochée de soutenir les délinquants et de mépriser les forces de l'ordre. Selon lui, cette réaction illustre « la déroute de la France insoumise » dans sa relation avec la loi et l'autorité.
890 interpellations selon les chiffres officiels
Ce matin sur BFM TV, bardella a qualifié les violences qui ont marqué le match comme un « aperçu » de la Nouvelle France de jean-luc mélenchon. Il a averti que cette situation pourrait mener à une division sociale accrue, évoquant « la France du tous contre tous, de l’insurrection et potentiellement de la guerre civile ». Les derniers chiffres de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, annoncent 890 interpellations et au moins 11 policiers blessés lors des incidents.
Interrogé sur la responsabilité des acteurs politiques dans cette violence, bardella a déclaré : « comment peut-on s'attendre à ce que ces jeunes respectent les lois quand ils voient des représentants se dissocier de l'autorité ? »
Dans un tweet publié peu après la finale, guetté avait appelé le ministre de l'Intérieur à « ne pas gâcher la fête », pleurant les événements violents de l'année précédente qui avaient causé deux décès, et où près de 450 personnes avaient été interpellées.
Ce tweet a généré une forte réaction de la part de bardella, qui a exprimé son indignation face à ce qu'il appelle « le mépris pour nos forces de l’ordre », arguant qu'il représente la dégradation des valeurs à laquelle il s'empare. Guetté, en réponse, a insisté sur le fait que la police avait agi de manière excessive, qualifiant leurs actions d'« absurde stratégie » gouvernementale qui a conduit à la division des citoyens.
Elle conclut avec une attaque directe contre bardella : « Vous n'y comprenez rien au maintien de l'ordre. Hier, la police a chargé des gens sans raison ». Cette confrontation parfaitement illustrée fait écho à des préoccupations croissantes sur la manière dont les autorités gèrent de telles manifestations et les véritables causes de la violence urbaine.







