La ministre allemande du Développement, Reem Alabali Radovan, et son homologue norvégien, Åsmund Aukrust, ont décidé d'interrompre leur voyage vers Beyrouth, face à une situation qui se dégrade rapidement pour des raisons militaires. Cette annonce a été faite par les services des deux ministres, mentionnant des risques accrus de frappes israéliennes.
Les deux responsables, qui voyageaient à bord d'un avion militaire allemand, ont finalement atterri à Chypre. L'appareil reprendra bientôt la direction de Berlin, d'après le journal norvégien *VG*.
Ce revirement survient alors que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a ordonné des frappes sur ce qu'il appelle des "cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, intensifiant ainsi un conflit déjà préoccupant. Les hostilités entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de l'Iran, continuent de faire des victimes parmi les civils. En effet, le nombre de morts au Liban a dépassé les 3 000 depuis mars, un chiffre alarmant qui souligne l'urgence de la situation.
"Nous devons montrer notre solidarité dans ces moments difficiles", a déclaré Aukrust, insistant sur le besoin de défendre le droit international humanitaire. De son côté, Reem Alabali Radovan a appelè à une désescalade et à des négociations pour un cessez-le-feu, confirmant l'intention initiale des ministres de rencontrer des représentants libanais, des membres de la société civile, ainsi que des personnes déplacées.
Cette annulation fait écho à une déclaration de l'Iran, soulignant que tout accord avec les États-Unis pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient dépendrait d'un cessez-le-feu au Liban, illustrant ainsi la complexité géopolitique de la région.







