Une récente enquête du journal Le Monde met en lumière l'octroi en 2024 d'une carte de résident de dix ans à Xenia Fedorova, ex-dirigeante de RT France, désormais chroniqueuse sur CNews, un média du groupe Bolloré, dirigé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a réagi sur France Inter le 1er juin, en affirmant : "Il n'y a pas eu d'intervention" de l'État en faveur de Fedorova. Ses propos viennent en réponse aux interrogations soulevées sur l'éventuelle influence politique derrière l'octroi de ce titre de séjour.
Cette situation a suscité un vif débat au sein des milieux politiques et médiatiques. Plusieurs experts en droit des étrangers, comme Me Émilie Lemoine, notent que l'attribution de tels titres est souvent scrutée de près, surtout lorsque le bénéficiaire a un profil médiatique controversé. "L'État doit faire preuve d'une transparence totale", affirme-t-elle, évoquant les implications que cela pourrait avoir sur la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Un porte-parole d'un collectif de journalistes a également exprimé ses inquiétudes : "Cette affaire soulève des questions cruciales sur la proximité entre certains médias et le pouvoir. Une vigilance s'impose".
La situation de Xenia Fedorova représente un cas emblématique des enjeux actuels entre médias, politique et droits des étrangers en France. Tandis que le débat se poursuit, les regards restent fixés sur les mesures que le gouvernement pourrait envisager pour garantir l'équité de telles attributions à l'avenir. Pour plus de détails sur cette affaire, retrouvez l'article complet sur Le Monde.







