Selon une récente étude de l'Institut Paris Region (IPR) publiée le 1er juin, plus de 8 % de la population d'Île-de-France, soit plus d'un million de personnes, réside dans des zones à risque face à une crue majeure, similaire à celle de la Seine en 1910.
Environ 555.000 logements, principalement collectifs, sont exposés à ces risques d'inondation, particulièrement le long de la Seine et de la Marne, deux rivières connues pour leurs montées des eaux progressives. Cette situation soulève des préoccupations importantes.
Les crues centennales, qui ont une probabilité de survenue d'une fois tous les 100 ans, ne peuvent être prédites avec certitude. Cependant, elles laissent un temps suffisant pour suivre l'élévation du niveau de l'eau et mettre en place des mesures préventives pour limiter les dégâts matériels. Comme l'explique Ludovic Faytre, géographe et urbaniste qui a contribué à ces travaux, "il est crucial d'identifier les populations vulnérables pour les sensibiliser aux risques potentiels".
La crue historique de la Seine en janvier 1910, qui a entraîné des hauteurs d'eau de plus d'un mètre, a laissé de nombreuses communes, y compris des quartiers parisiens, submergés pendant plusieurs semaines. La dernière crue, survenue en 2016, a principalement affecté la vallée du Loing, l'un des affluents majeurs du fleuve.
Actuellement, Paris et sa banlieue abritent plus de 70 % de la population potentiellement exposée à ces inondations majeures, selon l'IPR. Cette alerte souligne la nécessité d'une vigilance constante et d'initiatives de prévention pour protéger les résidents de cette région.







