Lors du dernier conseil municipal de Tarbes, des échanges particulièrement animés ont eu lieu. Le maire, Pascal Claverie, a suscité la controverse en comparant le Rassemblement National à l’Allemagne de 1933, ce qui a entraîné une réaction immédiate des élus de l'opposition, UDR-RN, qui réclament des excuses publiques.
"Ces propos sont inacceptables dans un débat politique et reflètent un mépris inacceptable", a déclaré Véronique Dutrey, élue du groupe *Tarbes, le temps du changement*. Elle a insisté sur le fait que de tels commentaires stigmatisent non seulement les élus, mais aussi les milliers d'électeurs tarbais qui soutiennent le RN.
Une opinion partagée par Gérard Trémège, ancienne adjointe au maire, qui a souligné que la déclaration du maire exclut près de 36 % des électeurs de Tarbes. "Nous devons exiger des excuses non seulement envers nos membres, mais aussi envers tous les Tarbais qui se sont sentis blessés par ses mots", a-t-elle ajouté, rappelant l'importance du respect du pluralisme dans une démocratie, comme l’a souligné *France Bleu*.
"Nous sommes des citoyens respectables, engagés pour notre ville et nos concitoyens, et ce n’est pas ce type de déclaration qui défend l'intérêt général", a renchéri Éric Peyrègne, président du groupe d'opposition. Il a également fait l’écho des préoccupations de Bruno Despres, qui a dénoncé l'amalgame fait par le maire et a affirmé qu'ils défendent tous les Français, indépendamment de leur origine. Il a exprimé sa volonté de croire que Claverie a simplement perdu ses nerfs durant le conseil municipal.
Les tensions ne semblent pas près de se dissiper au sein de l'assemblée municipale, alors que le climat politique à Tarbes s'annonce de plus en plus polarisé. Les élus de l’opposition insistent sur la nécessité d’un retour au respect et à la civilité au sein du débat public.







