La Fête du cochon, prévue le 24 mai dans le Morbihan, soulève de vives inquiétudes. Organisée par une association d'anciens militaires et soutenue par le Parti de la France, un mouvement d'extrême droite, l'événement a fait l'objet d'une opposition ferme du maire de Pont-Scorff, Yvonnick Le Coupannec.
Ce dernier craint que la présence de ce parti ne provoque des troubles à l'ordre public, similaire à l'annulation du banquet du Canon français à Quimper, relayé par ici.fr. L'affiche de l'événement, controversée, met en avant des convives souriants autour d'un cochon grillé, utilisant une image générée par intelligence artificielle.
Le maire a souligné son engagement envers les valeurs républicaines, affirmant : "Je me bats pour les valeurs de la République et je ne peux accepter que le terme 'patriote' soit détourné par des mouvances extrémistes".
Une polémique jugée inutile par les organisateurs
Hervé Cozic, le coordinateur de l'association Place d'Armes, se défend en affirmant que l'organisation не a jamais sollicité le soutien du Parti de la France, malgré leur présence annoncée sur les réseaux sociaux. "Cela reste un événement d'ordre privé, une polémique inutile autour d'une fête", insiste-t-il.
Bien que Cozic admette une proximité politique, il décrit son association comme un collectif d'entraide entre anciens militaires, balayant d'un revers la stigmatisation. D'ailleurs, dans une récente tribune, plusieurs généraux à la retraite avaient exprimé leur soutien aux valeurs traditionnelles, comme rapporté par France Info.
Les organisateurs affirment que, malgré les objections du maire, la Fête du cochon se tiendra, avec une centaine de participants attendus, mais le lieu reste encore à dévoiler. La situation à Pont-Scorff met en lumière les tensions croissantes autour des événements liés à des mouvements politiques controversés dans la région.







