La transmission d'un bien immobilier soulève de nombreuses questions administratives, en particulier celle des droits de succession. Cet impôt complexe, dont le paiement est souvent inévitable, peut parfois être réduit, voire évité. Me Frédéric Teper, avocat fiscaliste, partage ses recommandations pour optimiser la transmission de votre patrimoine.
Au décès d'un individu, les transmissions d'actifs, qu'il s'agisse d'argent ou de biens immobiliers, sont soumises à un impôt connu sous le nom de droits de succession. Créée sous la Révolution française pour faire contribuer les citoyens à l'effort financier de l'État, cette taxe continue d'être d'actualité. Plusieurs cas permettent d'envisager une exonération, dépendant essentiellement du lien de parenté avec le défunt.
Quelles exonérations possibles ?
D'après le Service Public, « tous les biens sont soumis aux droits de succession » qu'ils soient mobiliers ou immobiliers, y compris maisons et terrains. Parmi les exonérations notables, les conjoints survivants bénéficient d'un statut favorable les exemptant de cette taxe. Ceci est particulièrement avantageux, selon Me Teper.
Comment éviter les droits de succession ?
Des options émergent pour alléger cette charge fiscale. Premièrement, les exemptions varient selon la situation personnelle du défunt et le type de biens transmis. Entre autres :
- Conjoints de défunts aux statuts spéciaux (résultat d'un acte de terrorisme, par exemple).
- Certains biens, comme ceux en réversion de rente viagère ou les propriétés en Corse, sont également privilégiés.
Mécanismes pour alléger la succession
Pour optimiser la transmission de votre patrimoine en évitant les droits de succession, plusieurs stratégies peuvent être envisagées :
- Effectuer des donations en espèces tous les 15 ans.
- Donner des biens en pleine propriété ou en nue-propriété, dans la limite des abattements.
- Souscrire une assurance-vie, qui permet un abattement sur les primes versées avant 70 ans.
Une méthode souvent recommandée consiste à dissocier l'usufruit et la nue-propriété. Selon Me Teper, cela permet à un parent de garder l'usufruit tout en transférant la nue-propriété, offrant ainsi un abattement de 50%. Lors du décès, l'héritier reçoit l'ensemble des droits sans frais de succession.
Importance d'agir avant 70 ans
Il est judicieux d'anticiper sa succession avant d'atteindre 70 ans, car les plafonds d'abattement sont plus élevés et les dons aux associations donnent droit à des déductions fiscales. Après 70 ans, les options demeurent, mais avec des avantages réduits.







