La revalorisation de 4% des retraites, des minimas sociaux ainsi que des allocations familiales a récemment été votée à l'Assemblée nationale. Cette décision, qui répond à une promesse du gouvernement, suscite de nombreuses attentes des bénéficiaires. Voici les détails.
Quels dispositifs sont concernés ?
Cette augmentation concerne plusieurs types de prestations, notamment les pensions de retraite et d'invalidité du régime de base. Les retraités, particulièrement touchés par l'inflation, estiment cette hausse cruciale pour compenser l'augmentation des prix, qui pourrait atteindre près de 7% d'ici la fin de l'année. Les prestations impactées incluent notamment :
- L'Aspa (minimum vieillesse)
- Le RSA (Revenu de solidarité active)
- L'Allocation aux adultes handicapés (AAH)
- L'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI)
- L'allocation veuvage (AV)
- L'allocation de solidarité spécifique (ASS)
Quand cette hausse sera-t-elle appliquée ?
Le gouvernement prévoit que cette revalorisation soit versée pour la première fois le 9 août, sous réserve que le Sénat valide le texte dans les mêmes termes. Si la procédure dure plus longtemps, les bénéficiaires peuvent se rassurer, car la hausse sera rétroactive au 1er juillet.
La déconjugalisation de l'Allocation adulte handicapée
Par ailleurs, une autre avancée significative concerne la déconjugalisation de l'Allocation adulte handicapée (AAH). Désormais, cette aide ne sera plus déterminée en prenant en compte les revenus du conjoint, permettant ainsi de mieux soutenir les allocataires, dont beaucoup perdent en moyenne 300 euros en raison de cette règle. Actuellement, l'AAH, d'un montant maximal de 904 euros mensuels, bénéficie à plus de 1,2 million de personnes, entraînant une dépense annuelle d'environ 11 milliards d'euros.







