Franck Bernard a reconnu être derrière le compte Facebook « Seven FK », à l'origine de publications racistes, homophobes et sexistes, entraînant sa démission de son poste de vice-président de l’agglomération de Besançon.
Ce vendredi, Franck Bernard, qui occupait le poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole – en charge de la gestion des déchets et de la propreté – ainsi que la mairie de Chevroz, a décidé de démissionner après avoir été mis sous pression par Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de l’agglomération, qui lui a demandé de « prendre ses responsabilités ». Cette décision a été rapportée par le média Le Parisien.
Franck Bernard, âgé de 59 ans et policier à la retraite, a confirmé par message qu'il quittait son poste. Le cabinet du maire a déclaré que l'élu avait envoyé un texto vers 8h29 pour officialiser sa démission, ajoutant qu’ils attendaient maintenant la lettre de démission.
« Je me désolidarise totalement de ce qui a pu être dit. Ce type de publications n’a pas sa place dans le débat politique ni dans le débat public », a affirmé Ludovic Fagaut lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole. Ces déclarations reflètent la fermeté de la municipalité face à ce scandale de discours de haine.
Des « petits tacles » selon l’élu
Lors de cette assemblée, Franck Bernard a reconnu être l'auteur de la diffusion des controversées publications sur Facebook. L’élu communiste Hasni Halem a réagi en qualifiant ces propos de « extrêmement graves », citant des commentaires dégradants sur des communautés africaines et LGBT. « Des brebis galeuses au RN, il commence à y en avoir beaucoup », a-t-il ajouté, soulignant l’urgence d’un changement dans le discours politique.
Franck Bernard a tenté de justifier ses actes en qualifiant ces textes de « petits tacles », visant directement deux élues présentes lors de l'assemblée, l'ancienne maire écologiste Anne Vignot et l'Insoumise Séverine Véziès, à qui il a présenté des excuses. Cependant, cette explication a été largement critiquée.
« Le racisme n’est pas une opinion, le racisme est un délit », a ravivé le débat l’élue Insoumise, réclamant une prise de conscience et un rejet strict de l'extrême droite. Avec cette démission, Franck Bernard devient le premier représentant du RN à quitter ainsi un exécutif local, et les élus de gauche avaient déjà exprimé leur inquiétude lors de son élection en avril dernier.







