Le 22 avril, les habitants de Couëron (Loire-Atlantique) ont été surpris par l'arrivée d'une cinquantaine de caravanes de gens du voyage installées près de la zone industrielle. Axel Casenave, le maire le plus jeune des Pays-de-la-Loire, s'engage à défendre les intérêts de ses concitoyens en refusant tout compromis avec cette occupation illégale.
Plaintes des riverains
Le maire, élu à seulement 23 ans, a rapidement réagi en se rendant sur place avec des forces de gendarmerie. "Dès le matin, nous avons constaté l'occupation illégale et procédé à la sécurisation des bâtiments municipaux", a-t-il déclaré. Les nuisances, telles que des excréments à proximité des habitations et des incendies de plastique, ont généré l'inquiétude des riverains, qui ont rapidement déposé des plaintes.
Si les familles roms avaient promis de ne rester que deux jours, Axel Casenave a immédiatement alerté le secrétariat général de la préfecture ainsi que le conseil départemental de cette situation. "Force est de constater qu'ils sont encore sur place, quinze jours plus tard", a-t-il constaté, soulignant l’urgence de la situation.
Au 6 mai, il reste encore quinze caravanes sur place, probablement en raison du manque d'accès à l'eau et à l'électricité. Le maire a clairement indiqué : "Accéder à leurs revendications serait cautionner une situation illégale. Je défends la tranquillité et la sécurité de mes concitoyens".
Des manifestations ont eu lieu, orchestrées par le collectif Romeurope et d'autres groupes politiques, dénonçant le refus du maire de fournir des services essentiels. En réponse, Axel Casenave a défendu les droits des Couëronnais, affirmant : "Ils ont aussi des droits fondamentaux."
Le 4 mai, une confrontation a eu lieu lorsque des militants ont tenté d'accéder à la mairie pour demander un rendez-vous. La situation a nécessité l'intervention des forces de l’ordre. Axel Casenave a ajouté : "C'est scandaleux de voir des élus profiter de cette situation pour faire de la politique."
Un passé troublé
Derrière cette crise, il y a également un précédent. Ce terrain a été occupé plusieurs fois ces dix dernières années. "Accéder à leurs demandes créerait un précédent, une porte ouverte à la récidive des occupations illégales", a galvanisé le maire. Cependant, une autre communauté rom, établie depuis plusieurs années, reste à traiter. "Nous allons avancer pas à pas," a-t-il conclu.







