Lors d'une conférence tenue à Liffré (Ille-et-Vilaine) pour le Printemps du Souffle breton, l'ancien président français François Hollande a déclaré que l'Union européenne (UE) doit impérativement apprendre à fonctionner de manière autonome, même après l'éventuel départ de Donald Trump. Selon lui, l'Europe doit se projeter dans un avenir où la dépendance envers les États-Unis ne sera plus une option.
"Vivre seuls, c'est désormais une réalité à envisager. Les Allemands et les Britanniques ont du mal à concevoir un monde occidental sans les Américains, mais il est temps de se préparer à cette éventualité", a affirmé Hollande. Ce plaidoyer pour une Europe autonome met l'accent sur la nécessité d'une défense unie, particulièrement dans le contexte des tensions internationales actuelles.
Hollande a averti que même l'éventuelle arrivée à la Maison Blanche d'un président démocrate ne garantirait pas un retour à la normalité des relations, évoquant un changement de paradigme durable. "La solidarité américaine n'est plus acquise", a-t-il insisté.
Tout en soutenant que l'Europe doit rester unie, notamment pour aborder des enjeux économiques et budgétaires, il a jugé difficile de modifier les traités européens rapidement, vu l'urgence des défis internationaux. L'ancien président a proposé une vision où l'Europe à 27 pourrait coexister avec un groupe plus restreint d'États prêts à collaborer sur des projets communs liés à l'avenir, comme l'intelligence artificielle et la défense.
Pour fortifier la défense européenne, Hollande a insisté sur la nécessité de s'unir avec les pays les plus motivés et ceux ayant les capacités industrielles, tout en mentionnant les États qui sont déjà en première ligne, tels que les pays scandinaves et baltes, sans oublier des puissances industrielles comme l’Allemagne et l’Italie.







