Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a affirmé le 10 avril qu'il avait la "légitimité" pour se présenter à une primaire de la gauche non-mélenchoniste pour la présidentielle de 2027.
Bien qu'il considère la primaire comme un outil "discutable", il reste convaincu de la nécessité d’unir toutes les forces de gauche démocratique et écologiste, comme il l’a déclaré dans une interview à Libération. Ce rassemblement devrait aboutir à une sélection des candidats "à l'automne".
Questionné sur ses ambitions dans le cadre d'un processus unitaire “quel qu'il soit”, Faure a exprimé sa “légitimité” tout en précisant que sa propre candidature ne devait pas être une priorité. "Si quelqu'un d'autre parvient à faire l'unanimité, je suis prêt à me ranger derrière lui", a-t-il ajouté.
"Nous devons nous rassembler"
Faure a également souligné que la primaire, soutenue par le chef des Écologistes, Marine Tondelier, ainsi que par les députés Clémentine Autain et François Ruffin, pourrait réunir tous les candidats disposant de 500 parrainages de maires, ouvrant ainsi la porte à plusieurs candidats socialistes.
Selon Faure, la primaire ne devrait pas être un moyen pour trancher entre partis, mais plutôt entre personnalités qui incarnent un projet commun. Il a averti que si plusieurs candidats de gauche se présentent au premier tour, cela pourrait mener à un échec collectif lors du second tour.
"Si nous ne voulons pas que la honte s'abatte sur nous jusqu'à la fin des temps, nous devons nous rassembler", a-t-il conclu.







