La sylvothérapie, loin d’être une mode récente, trouve ses racines dans les années 1930 lorsqu’elle était déjà employée en complément des traitements contre la tuberculose. Japonais par essence, ce concept est reconnu comme une médecine préventive depuis 1982. Son influence s'est étendue aux États-Unis, avant d'être adoptée par les naturopathes européens.
les bienfaits du bain de forêt (shinrin yoku)
Les bains de forêt, ou shinrin yoku, sont soutenus par des recherches menées par le professeur Qing Li, immunologiste et fondateur de la société japonaise de sylvothérapie. Entre 2004 et 2012, il a étudié les impacts bénéfiques des séjours forestiers sur divers groupes. Ses résultats montrent une réduction significative des hormones du stress telles que le cortisol, ainsi qu'une hausse des cellules NK (natural killer), essentielles dans la lutte contre les cellules cancéreuses.
L’air forestier, riche en ions négatifs, contribue également à atténuer la dépression. Les phytoncides, des molécules anti-bactériennes sécrétées par les arbres, sont absorbés par le corps et renforcent le système immunitaire. On attribue également au bain de forêt des effets positifs sur le sommeil, les troubles respiratoires, l'arthrose et l'hyperactivité. Les recherches continuent pour approfondir la compréhension et l'effet de cette pratique.
comment pratiquer le bain de forêt ?
Pratiquer la sylvothérapie, c’est redécouvrir la nature et se reconnecter à soi-même, un peu comme lors d'une séance de méditation. Plutôt qu'une approche mystique, il s'agit d'une philosophie de vie visant à porter attention à notre environnement. Se détacher du stress quotidien permet d’atteindre une paix intérieure.
Les options de sylvothérapie sont variées, mais le choix des types d'arbres est crucial. Se promener dans une forêt de feuillus offre une lumière plus douce et relaxante, tandis que les conifères, souvent plus hauts, peuvent être plus stimulant. Pour bénéficier pleinement du bain de forêt, il est préférable de laisser son téléphone à la maison pour éviter les distractions.
Cette expérience ne nécessite pas de gestes spectaculaires comme enlacer les arbres ; il suffit d’en caresser l’écorce, d'écouter le bruit des feuilles, de sentir la sève, ou de marcher tranquillement parmi eux. Pour ressentir les bienfaits, une demi-heure de promenade peut suffire, bien que deux heures soient idéales. Certains choisissent même d'effectuer des séjours prolongés en pleine forêt pour une immersion complète. Chaque individu peut trouver son propre rythme !







