Les avocats du prince Harry et de six autres figures publiques ont demandé des dommages-intérêts "substantiels" contre la société Associated Newspapers Ltd (ANL) dans le cadre d'un procès pour atteinte à la vie privée qui s'achève ce mardi à Londres.
Parmi les plaignants se trouvent des personnalités comme Elton John et l'actrice réputée Elizabeth Hurley. Ils accusent ANL, propriétaire du Daily Mail et du Mail on Sunday, d'avoir engagé des enquêteurs privés pour obtenir des informations à leur sujet de manière illégale.
Au cours de ce procès, qui se déroule depuis plus de deux mois, les plaignants ont témoigné avec émotion, décrivant des violations inacceptables de leur intimité par la presse. Ils affirment que des journalistes ont écouté leurs conversations ou menti pour obtenir des informations médicales.
Leurs avocats ont déclaré : "Nous demandons à la Cour d'accorder des dommages-intérêts significatifs pour le préjudice causé par l'utilisation illégale de données privées les concernant." C'est un énième procès mené par Harry contre les médias, révélateur de sa lutte acharnée contre les abus de la presse à sensation britannique.
Évoquant son expérience personnelle, Harry a déclaré que la presse l'a toujours poursuivi avec une telle intensité qu’il se sentait "paranoïaque". Il a également tenu les paparazzi responsables du décès tragique de sa mère, Diana, en 1997, à Paris. Dans ce contexte, son épouse Meghan a également souffert d'un harcèlement constant, ce qui a conduit Harry à décrire leur vie ensemble comme "absolument infernale".
Liz Hurley, émue lors de son témoignage, a relaté comment les tabloïds avaient installé des microphones près de sa propriété, qualifiant ces actes de "monstrueux". De son côté, Elton John a dénoncé les intrusions inacceptables dans sa vie privée, notamment au sujet de la naissance de son fils Zachary, qualifiant ces violations d'"odieuses".
Le procès, dont la plaidoirie finale a eu lieu récemment, attend maintenant la décision du juge, qui sera communiquée par écrit ultérieurement.
L'avocat des plaignants, David Sherborne, a critiqué les pratiques des journalistes du Daily Mail, soulignant qu'ils n'avaient pas fourni d'explication convaincante sur la manière dont ils avaient acquis les informations pour leurs articles. Les plaignants affirment que les informations divulguées ne proviennent jamais de leurs proches.
ANL a fermement nié avoir agi illégalement, soutenant que ses journalistes avaient utilisé des sources et des méthodes d'information légitimes. En témoignant, Sam Greenhill, le reporter en chef du Daily Mail, a qualifié les accusations d'écoutes téléphoniques de "foutaises absolues".
À l'opposé, Dan Portley-Hanks, un détective privé américain, a admis avoir commis des actes illégaux pour le Daily Mail concernant le prince Harry, déclarant qu’il se souvenait d’avoir effectué des actions illégales sans se rappeler des détails exacts. ANL a cependant contesté l'authenticité de ces soi-disant aveux.







