À peine élu, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, prend des initiatives audacieuses. Dans une interview accordée au Parisien, il a exprimé sa volonté de modifier les règles relatives aux frais de représentation. À partir du mois d'avril, il prévoit d'instaurer des mesures afin de mieux encadrer l'utilisation de ces fonds, tant pour son propre usage que pour ceux des maires d'arrondissement.
Concrètement, Emmanuel Grégoire souhaite ramener sa propre enveloppe de frais de représentation, qui était de 19.720 euros par an, à 9.860 euros. Quant aux maires d'arrondissement, ces frais – s'élevant auparavant à 11.092 euros – seront complètement supprimés. Toutefois, l’adoption de ces ajustements nécessitera le soutien d'une majorité au sein du Conseil de Paris, qui se réunira prochainement pour discuter de cette proposition.
Une réponse à des polémiques passées
Cette décision découle d'une volonté de répondre à plusieurs controversialités qui ont entouré l'utilisation des frais de représentation précédemment. L'ancienne maire, Anne Hidalgo, a été critiquée pour avoir dépensé plus de 200.000 euros dans ce cadre, notamment lors d’un voyage controversé à Tahiti, comme l’a révélé Mediapart.
Des exemples de dépenses jugées excessives, comme celles de l'ancien maire du 18e arrondissement, Éric Lejoindre, ou de Jeanne d’Hauteserre, maire LR du 8e arrondissement, ont également soulevé des interrogations sur la transparence. Emmanuel Grégoire avait promis, durant sa campagne, de garantir "la transparence totale" dans l'utilisation de ces fonds. Il a ainsi affirmé sa préférence pour une "sobriété" personnelle, déclarant : "Je continuerai à me déplacer, comme je l’ai toujours fait, en métro et à vélo".







