L'armée israélienne a récemment confirmé avoir ciblé le réacteur à eau lourde d'Arak, un site d'une importance capitale pour la production de plutonium, le 28e jour de la guerre actuelle au Moyen-Orient. Ce réacteur, situé au centre de l'Iran, a déjà été attaqué en juin dernier par les États-Unis et Israël, lors d’une guerre de douze jours, marquée par des tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien.
Un communiqué de Tsahal a déclaré : «Il y a peu, l'armée de l'air israélienne a frappé le réacteur à eau lourde d'Arak, un site clé de production de plutonium destiné aux armes nucléaires». Peu de temps avant, des médias iraniens avaient rapporté des frappes conjointes américano-israéliennes sur ce même site.
Lors d'une précédente attaque en juin 2025, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Eslami, avait dénoncé l'agression israélienne, affirmant que le réacteur était dédié à des recherches médicales. «Vous (Israël) ciblez un centre actif dans la recherche sur les radiomédicaments», avait-il clamé à l'époque. De fait, ce site est au cœur des préoccupations internationales sur le nucléaire iranien.
Arak, connu depuis 2002 pour son implication dans le programme nucléaire, a suscité une méfiance croissante. Son développement a débuté dans les années 2000, surtout après des révélations sur sa construction dénoncée par des États comme les États-Unis. Bien que la production de plutonium ait été gelée avec l'accord de Vienne en 2015, permettant une reconfiguration du site pour réduire les risques de prolifération, l'avenir de cette installation continue d'inquiéter.
Le réacteur, désormais nommé Khondab, devrait théoriquement recommencer à fonctionner en 2026, selon des sources officielles iraniennes. En parallèle, le complexe abrite également une usine de production d'eau lourde, nécessaire pour une opérationnalité optimale des installations nucléaires.
D'autres sites nucléaires en Iran, comme Fordo et Natanz, ont également été ciblés récemment, intensifiant les appels internationaux à la retenue. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a notamment exhorté à éviter toute escalade qui pourrait mener à un accident nucléaire potentiel. Ce contexte est d'autant plus préoccupant que l'Iran développe actuellement autre réacteurs en collaboration avec la Russie, comme Darkhovin et Sirik, aggravant réellement les tensions régionales.
La situation en Iran demeure ainsi sous haute surveillance, et les prochains développements pourraient avoir des implications significatives sur la sécurité mondiale, comme l’indiquent plusieurs analystes et experts en relations internationales.







