Après deux semaines de conflit intensifié, les États-Unis ont annoncé vendredi leur intention de frapper l'Iran "très fort", et des renforts militaires sont en route vers le Moyen-Orient, selon des informations rapportées par des médias américains.
L’obstination des parties impliquées dans le conflit, avec des frappes militaires continues en Iran et dans la région, ne laisse entrevoir aucune perspective de résolution. Ce climat de tension exacerbe les perturbations du commerce mondial.
Comme le rapporte le New York Times, environ 2 500 Marines et trois nouveaux navires se dirigent vers la région, tandis que le Wall Street Journal signale que le navire d'assaut Tripoli, en service au Japon, fait route vers le même secteur avec des troupes marines à bord.
La guerre, qui s'est intensifiée à partir du 28 février, semble destinée à se prolonger, alors que le président Donald Trump a affirmé vouloir frapper l'Iran "très fort". Néanmoins, il a également reconnu qu'un changement de régime à Téhéran, souhaité par Washington, pourrait ne pas survenir "immédiatement".
Les États-Unis ont proposé une récompense de 10 millions de dollars pour des informations concernant la localisation de dix dirigeants iraniens de haut rang, y compris le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, et le chef de la sécurité, Ali Larijani.
De nouveaux bombardements ont frappé Téhéran vendredi, des explosions puissantes étant rapportées à divers moments de la journée, selon des sources de l'AFP.
En réponse, Ali Larijani a été aperçu lors d'une récente manifestation pro-gouvernementale à Téhéran, défiant les attaques en participant à un cortège dansante au milieu des explosions à proximité. Les manifestations, bien qu'influencées par la peur des frappes, ont rassemblé de nombreuses personnes chantant des slogans anti-américains et portant des drapeaux iraniens.
Larijani a déclaré : "Trump ne comprend pas que le peuple iranien est déterminé. Sa pression ne fera que renforcer notre volonté." Des manifestants ont brandi des portraits d'Ali Khamenei, le guide suprême précédemment tué, tandis que le soutien à la continuité du pouvoir iranien demeure fort.
L'armée israélienne a affirmé avoir réalisé plus de 7 600 frappes en Iran en l'espace de deux semaines, et environ 1 100 au Liban. Les nouvelles frappes ont causé des pertes considérables parmi les civils libanais, ce qui a alimenté la colère et la détermination du Hezbollah à poursuivre la lutte.
La situation s'est encore aggravée avec la mort de soldats français et américains en Irak, et le ministre américain de la Défense a fait état de soldats de l'armée de l'air partie d'un crash, non causé par l'ennemi, mettant en évidence les dangers omniprésents de ce conflit.
Ce conflit à multiples facettes perturbe le commerce international, bloquant le détroit d'Ormuz, vital pour l'acheminement d'une part significative du pétrole mondial. Depuis le début des hostilités, le prix du baril de Brent a grimpé de 42 %, atteignant des niveaux alarmants pour les économies du monde entier. Cette crise énergétique risque d'avoir des répercussions considérables sur les marchés globaux.







