L'armée israélienne a intensifié ses bombardements sur le Liban lundi, en réplique aux tirs du Hezbollah qui ont visé le territoire israélien. Ce développement survient alors que les tensions se sont aggravées lors d'une offensive conjointe américano-israélienne contre l'Iran.
Un correspondant de l'AFP à Beyrouth a rapporté avoir entendu de puissantes explosions durant la nuit. L'armée israélienne a confirmé mener des frappes ciblées contre des positions du Hezbollah à travers le pays.
Selon des informations de l'agence de presse libanaise officielle, les bombardements ont principalement touché la banlieue sud de Beyrouth ainsi que d'autres parties du sud du Liban, incitant des milliers de personnes à fuir les zones touchées.
Une porte-parole de l'armée israélienne a exhorté les résidents de nombreuses localités libanaises à évacuer leurs foyers, en les avertissant de rester éloignés d'au moins 1.000 mètres de toute zone urbaine en prévision d'autres frappes.
Les forces israéliennes ont déclaré cibler plusieurs figures de proue du Hezbollah, tout en affirmant que ces actions étaient en réponse aux projectiles tirés par le mouvement, qui ont activé les sirènes d'alerte en Israël durant la nuit précédente.
Le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a confirmé qu'il avait lancé une offensive sur Israël, marquant une escalade significative depuis le début de l'offensive américano-israélienne qui a coûté la vie à des hauts dirigeants iraniens, dont Ali Khamenei.
Dans un communiqué, le Hezbollah a déclaré avoir effectué une salve de missiles et déployé des drones, affirmant que ces attaques étaient des représailles pour le sang versé à cause des agressions israéliennes.
L'armée israélienne a indiqué avoir intercepté certains des projectiles, tandis que d'autres sont tombés sans causer de dommages ni de victimes. Dans un communiqué, elle a condamné le Hezbollah comme un agent du régime iranien.
Les États-Unis et Israël visent non seulement à renverser le pouvoir en Iran, mais cherchent également à détruire ce qu'ils appellent "l'axe de la résistance", qui inclut les groupes soutenus par l'Iran dans la région, tels que le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.
Le Hezbollah, qui a été affaibli par une guerre précédente avec Israël, continue d'être la cible des forces israéliennes, malgré un cessez-le-feu en place depuis novembre 2024. Ce week-end, le pays a encore une fois frappé des infrastructures supposées du Hezbollah.
Le général Eyal Zamir, chef d'état-major israélien, a déclaré sur les réseaux sociaux que "le Hezbollah est pleinement responsable de toute escalade" et a averti que tout acte menaçant la sécurité israélienne serait lourd de conséquences.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé les tirs vers Israël comme un “acte irresponsable” qui met en péril la sécurité du Liban, fournissant ainsi des justifications à Israël pour poursuivre ses frappes.
En Iran, les Gardiens de la Révolution ont affirmé que le Hezbollah avait attaqué Haïfa avec des missiles, menaçant également l'engagement des Houthis yéménites dans le conflit.
Dans un contexte de tensions croissantes, une conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises a été reportée. Cette rencontre, qui avait pour but de renforcer la mission de désarmement du Hezbollah, devait être conduite par le président libanais, Joseph Aoun, et le président français, Emmanuel Macron.







