Alors qu'Ali Khamenei a été officiellement déclaré mort, l'avenir du régime des mollahs semble plus sombre que jamais. Des spéculations circulent sur la possibilité que Reza Pahlavi, héritier du dernier chah d'Iran, puisse revendiquer la direction du pays.
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La disparition du guide suprême pourrait-elle signifier la fin du régime iranien ? Certains estiment que cela pourrait mettre fin à des décennies de pouvoir absolu des mollahs. Cependant, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré : "Le conseil de direction intérimaire a commencé à travailler, et, avec l’aide de Dieu, nous continuerons sur les voies établies par l’ayatollah Khomeini".
Le maintien du régime repose en grande partie sur les épaules des 250 000 Gardiens de la Révolution, qui veillent à préserver la nature idéologique de la République islamique. La professeure de sociologie Azadeh Kian, de l’université Paris Cité, souligne : "Ces acteurs détiennent au moins 60 % de l'économie iranienne, ce qui en fait des acteurs clés qui n’ont aucun intérêt à laisser le régime s'effondrer".
Reza Pahlavi, une possible solution ?
Avant sa mort, Khamenei avait désigné plusieurs personnalités pour lui succéder, dont Hassan Khomeini, le petit-fils du leader révolutionnaire de 1979, selon des sources américaines. L’ancien président américain Donald Trump a récemment suggéré qu’il serait préférable que le peuple iranien renverse le régime en place. Pourrait-il envisager un retour en grâce pour Reza Pahlavi, actuellement en exil aux États-Unis ? Le chercheur Thierry Coville, de l’IRIS, estime que bien que Pahlavi soit une option, "Trump pourrait également s'entendre avec un régime réformé par les acteurs actuels".
Lors de manifestations en Iran en janvier dernier, certains protestataires arboraient des portraits de Pahlavi. Toutefois, cette figure de la monarchie, très autoritaire par le passé, ne semble pas faire l’unanimité parmi les Iraniens.







