Lors de son intervention dans les Pyrénées-Orientales ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon, le leader des insoumis, a choqué certains en plaisantant sur la prononciation du nom de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, tout en réfutant fermement toute accusation d'antisémitisme.
Raphaël Glucksmann, figure éminente du Socialisme français, a réagi aux propos de Mélenchon en l'assimilant à Jean-Marie Le Pen. Ce dernier avait déclenché des controverses pour des déclarations jugées antisémites. Glucksmann a tweeté : «OK Jean-Marie Le Pen» en référence à la blague de Mélenchon sur son nom, où il a dit : «Monsieur Gluckman, Glucksmann pardon..., après j'en ai pour des heures».
Lors de sa première mention, Mélenchon a déformé le nom en «Glucksman», puis a tenté de se reprendre en prononçant «Glucksmane». La polémique n'est pas nouvelle ; Mélenchon avait récemment été accusé d'antisémitisme pour des commentaires sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, suscitant des critiques de divers leaders politiques.
Jérôme Guedj, député socialiste, a exprimé son indignation sur un réseau social, estimant que Mélenchon «renouvelle un jeu de mots à la Jean-Marie Le Pen sur la prononciation des noms de juifs», le qualifiant de «stratégie électorale limpide».
À l’horizon politique contemporain, ces remarques apparaissent comme un écho troublant de l’histoire, rappelant les provocations de Le Pen père, qui avait choqué l'opinion publique avec des phrases controversées comme «Durafour crématoire». Clément Beaune, représentant de la majorité, s’est également rangé du côté des critiques, affirmant que Mélenchon sombre à nouveau dans un “moment Durafour”.
Pour sa défense, Mélenchon a affirmé : «Nous combattons l'islamophobie, nous combattons le racisme antijuif», tentant ainsi de clarifier sa position face à un climat de tensions croissantes envers son mouvement.







