Alors que l'Iran a décidé de fermer le détroit d'Ormuz, par où circulent 20 % de la production mondiale de pétrole chaque jour, les tensions montent sur le marché.[source: France 24] Les experts s'attendent à une hausse significative des prix des carburants dans les semaines à venir.
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Un pétrolier a récemment été en proie aux flammes à l'entrée du détroit d'Ormuz, tandis qu'un autre, touché au large des Émirats arabes unis, a réussi à se dégager. Ce mouvement est perçu comme une réponse de l'Iran, qui a prévenu que plus aucun navire ne serait autorisé à traverser cette voie stratégique. Dans la foulée, des leaders du secteur maritime tels que MSC, Maersk et CMA CGM ont annoncé leur retrait de la zone.[source: Le Monde]
En bloquant cette voie maritime, l'Iran vise à déstabiliser l'économie mondiale. Selon David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), "L'Iran souhaite se positionner comme un des gardiens du Golfe, affirmant ainsi une forme de monopole géopolitique sur la région".
Actuellement, la circulation est perturbée, avec une paralysie progressive des mouvements depuis le 28 février. Au 1er mars, aucun pétrolier ne navigue dans le détroit, hormis un seul vaisseau iranien, tandis que 60 navires d'entreprises françaises restent en attente en mer.
Conséquences : une augmentation inéluctable des prix
Olivier Gantois, président de l’Union Française des Industries du Pétrole, estime que l'Iran pourrait avoir du mal à maintenir ce blocage sur le long terme. "Ce blocage nuira également à l'Iran, qui ne pourra plus exporter son pétrole brut et doit être conscient que des puissances comme les États-Unis, l'Arabie saoudite et la Chine ne le permettront pas", a-t-il expliqué à [source: BFM TV].
Les prix du pétrole ont déjà grimpé de 10 % ce week-end, et à l'ouverture des marchés le 2 mars, une nouvelle hausse est attendue, promettant une augmentation des coûts à la pompe dans les semaines à venir.







