Jean-Noël Barrot, lors de son intervention sur France Inter, a confirmé que l'enquête interne au ministère des Affaires étrangères concernant le diplomate Fabrice Aidan, lié à Jeffrey Epstein, est active et ira jusqu'à son terme. "L'enquête est en cours", a-t-il déclaré, en insistant sur la volonté de son ministère de collaborer pleinement avec la justice.
Face aux inquiétudes soulevées, le ministre a précisé avoir lancé une enquête administrative ainsi qu'une procédure disciplinaire à l'encontre de Aidan, qui figure plus de 200 fois dans des échanges avec le criminel sexuel. Dans des déclarations à l'AFP, il a également accompagné de mesures concrètes le signalement des faits au procureur.
« Il est prématuré de tirer des conclusions sur les responsabilités, » a-t-il ajouté, insistant sur le besoin de faire toute la lumière sur ces allégations. En effet, les premiers échanges entre Aidan et Epstein datent de 2010, alors qu’il travaillait pour la France aux Nations Unies. Des documents récemment révélés montrent également que des personnalités politiques norvégiennes, dont un ancien collègue d’Aidan, font l'objet d'enquêtes en raison de leurs liens avec Epstein.
Barrot a exprimé son indignation face à ces révélations, soulignant la nécessité d'une transparence totale. Il a également affirmé que son ministère prend ces accusations très au sérieux, affirmant que les responsables seront tenus de répondre de leurs actes.
Cependant, il a précisé que la simple mention d’un nom dans le contexte Epstein ne constitue pas en soi une preuve d’acte répréhensible. Néanmoins, ces liens soulèvent des questions cruciales quant à l’éthique et à la transparence au sein de la diplomatie française. Comme l'affirme un rapport du Le Monde, "la gestion des affaires internes du Quai d'Orsay doit s'accompagner d'une vigilance accrue face à des enjeux aussi délicats".







