Lors d'une session sur la loi relative au développement des transports au Sénat, le sénateur socialiste de la Manche, Sébastien Fagnen, a attiré l'attention du ministre Philippe Tabarot concernant le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie, qui reste un sujet de préoccupation dans la région. « Les trois millions de Normands souffrent d'une situation inacceptable », a insisté l'élu, soulignant le besoin urgent d'améliorations.
Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie s'est invité au Sénat ce jeudi, lors de l'examen d'un amendement visant à intégrer les grands projets d'infrastructures d'intérêt national au projet de loi. Fagnen a critiqué le « déclassement ferroviaire » de la Normandie, le reliant à l'importance stratégique de la région pour la souveraineté énergétique et la défense du pays. La Normandie abrite le premier port français à Le Havre, ainsi que le seul site de construction de sous-marins nucléaires à Cherbourg, l'EPR de Flamanville et une usine de retraitement à La Hague.
Dans ses propos, le sénateur a évoqué une réalité préoccupante : « Aujourd'hui, notre département est tourné vers les corbeaux pour son approvisionnement ! » Ces difficultés régulières dans le domaine ferroviaire sont devenues un fardeau pour les habitants, en contraste flagrant avec les besoins d'aménagement du territoire en Normandie.
Le message est bien passé, selon le ministre
Philippe Tabarot, le ministre des Transports, a admis que lorsqu'il a pris ses fonctions en décembre 2024, le dossier était « au point mort ». « J'ai redynamisé le projet avec un nouveau délégué interministériel et beaucoup de concertation », a-t-il expliqué, signalant une amélioration du dialogue entre Normandie et Île-de-France. « Je suis convaincu que nous avançons dans la bonne direction », a-t-il ajouté, affirmant que ce projet revêt une importance nationale.
Cette réponse a été accueillie positivement par Fagnen, qui y voit une « preuve d'engagement » à réaliser au sein de la prochaine loi de programmation. Le sénateur a rappelé que la Normandie doit combler un retard dans l'entretien de ses infrastructures ferroviaires, l'un des plus élevés du pays, pour garantir un avenir meilleur aux millions d'habitants de la région.







