La célèbre militante des droits humains, Narges Mohammadi, a été condamnée à six ans de prison en Iran. Cette décision fait écho à une arrestation lancée le 12 décembre, un acte qui suscite une forte indignation au niveau international.
Selon son avocat, Mostafa Nili, Narges Mohammadi a été accusée de « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes » ainsi que d'activités de propagande. Elle fait face à une interdiction de quitter le pays pour deux ans, tandis que les peines de prison en Iran ne sont pas cumulatives.
Dans un communiqué récemment publié, la Fondation Narges Mohammadi a précisé que la militante, âgée de 53 ans, a commencé une grève de la faim pour exprimer son mécontentement face à sa détention prolongée et ses conditions de vie. Elle a finalement interrompu ce mouvement après six jours, alors que son état de santé était jugé très préoccupant. Son hospitalisation a eu lieu juste avant de revenir en détention.
Depuis son arrestation, Mohammadi a été isolée à la prison de Mashhad. Ses supporters signalent que cette mesure est une tentative des autorités d'étouffer sa voix. L'ONG Amnesty International a été parmi les premières à dénoncer les actes de torture et de mauvais traitements auxquels elle a été soumise lors de son interpellation.
Malgré des années de détention, Narges Mohammadi continue de défendre la cause des droits humains et des prisonniers politiques, un engagement qui lui a valu le prix Nobel de la paix. Alors que ses deux enfants vivent en France avec leur père, ils ont reçu le prix en son nom lors de la cérémonie de 2023. Narges n'a pas eu l'occasion de les voir depuis plus de dix ans, soulignant l’impact dévastateur de sa lutte sur sa vie personnelle.







