Plus de trois mois après le cambriolage spectaculaire au Louvre, le musée a révélé que la couronne de l'impératrice Eugénie, abandonnée par les voleurs, a conservé son intégrité quasi totale. Cette annonce a été faite le mercredi 4 février, marquant un tournant pour ce précieux héritage.
Aperçue au pied de la galerie Apollon après le vol survenu le 19 octobre, la couronne "a conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète", a indiqué le musée dans un communiqué. La couronne, commandée par Napoléon III en 1855, a subi des déformations majeures lors de son extraction par les voleurs. Selon le Louvre, le bijou a été endommagé par "un écrasement" et un "choc violent" qui ont déformé sa structure.
Un joyau presque intact
Sur des images fournies par le musée, on peut constater la couronne écrasée avec plusieurs branches détachées. Pourtant, les 56 émeraudes sont restées intactes, et seuls quelques diamants ont disparu. "Le globe de diamants et émeraudes est intact", a précisé le musée, qui a acquis le bijou en 1988. Heureusement, il n'y a pas nécessité de reconstitution, juste une remise en forme de l'armature originale.
Laurence des Cars, présidente du Louvre, avait déjà déclaré le 22 octobre devant le Sénat que "la restauration était délicate mais possible". Pour s'assurer de la meilleure qualité de restauration, un restaurateur d'experts sera sélectionné après un processus compétitif.
Une équipe d'experts pour superviser les travaux
Un comité d'experts, présidé par Laurence des Cars, se penchera sur cette restauration d'une grande valeur symbolique. Le groupe comprendra des représentants des plus grandes maisons de joaillerie françaises telles que Mellerio, Chaumet, Cartier, Boucheron et Van Cleef & Arpels.
Des joyaux toujours manquants
Malgré la récupération de la couronne d'Eugénie, huit autres bijoux du XIXe siècle, d'une valeur estimée à 88 millions d'euros, sont restés introuvables. Les quatre suspects ont été arrêtés, mais les enquêteurs craignent que ces trésors ne soient utilisés à des fins de blanchiment ou ne soient négociés dans des milieux criminels. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a affirmé il y a peu que "notre détermination reste intacte" pour retrouver les biens dérobés.
Ce braquage a également déclenché des remous au Louvre concernant sa sécurité. En parallèle, une grève des employés pour de meilleures conditions a entraîné plusieurs fermetures du musée, affectant le public.







