Mercredi 4 février, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Piantedosi, a clarifié que les agents de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) présents en Italie pour les Jeux olympiques d'hiver de Milan Cortina ne joueront pas de rôle opérationnel. "Je souhaite réitérer une fois de plus que l'ICE n'exerce pas et n'exercera jamais d'activités opérationnelles de police sur notre territoire national", a-t-il déclaré devant le Parlement.
Cette annonce fait suite à une controverse suscitée par l'arrivée des agents américains, dont le rôle a souvent été critiqué. Piantedosi a précisé que les agents en Italie appartenaient au HSI (Homeland Security Investigations), un service chargé d'analyses en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale, et non à l'unité dédiée à l'immigration, souvent critiquée pour ses méthodes.
Le ministre souligne qu'il est courant de collaborer entre forces de police d'autres pays lors d'événements internationaux. Il a rappelé que cette coopération avec l'ICE remonte à un accord signé en 2009 et ratifié en 2014, qui a dores et déjà permis d'importants progrès dans la lutte contre le crime en Italie grâce à des informations fournies par les agents américains.
6 000 membres des forces de l'ordre
Quant aux mesures de sécurité mises en place pour les JO, Piantedosi a annoncé que 6 000 membres des forces de l'ordre italiens seront mobilisés, comprenant des tireurs d'élite, des unités cynophiles et des équipes anti-sabotage et antiterrorisme. Les premières épreuves des JO débuteront ce mercredi et se poursuivront jusqu'au 22 février.
En ce qui concerne le financement de ces mesures de sécurité, le gouvernement a prévu un budget de 30 millions d'euros pour 2025 et de 114 millions d'euros pour 2026. Le ministère de la Défense a également indiqué que près de 2 000 militaires seront présents, accompagnés de 170 véhicules, de radars, d'avions et de drones pour garantir la sécurité des compétitions.







