Lors de ses vœux au président Emmanuel Macron, Richard Ferrand a profité de l'occasion pour répondre fermement aux nombreuses attaques visant le Conseil constitutionnel. Ce lundi 12 janvier, à l’Élysée, il a déclaré : "Le Conseil constitutionnel s'en tient, sans faillir ni faiblir, à sa mission d'assurer le respect de notre socle constitutionnel."
Les critiques à l'encontre de l'institution se sont intensifiées, notamment après la censure d'une partie des lois Duplomb et sur le narcotrafic, qui avait provoqué une forte réaction de la droite et de l'extrême droite. Ferrand a rappelé que ces lois, contestées pour leur efficacité, n’étaient pas responsables des échecs dans certaines politiques publiques. "Invoquer des lacunes dans la loi ou des erreurs du Conseil constitutionnel est une approche simpliste, voire erronée," a-t-il ajouté.
Il a également évoqué les répercussions de cette censure, illustrées récemment par l’attaque de trois femmes dans le métro de Paris, lors de laquelle le suspect était désigné comme ayant des antécédents judiciaires. Les critiques ont alors pointé le Conseil comme "coupable" de cette situation, ce que Ferrand a fermement déconseillé de relier pour des raisons politiques.
"La volonté générale doit toujours s’exprimer dans le respect de la Constitution," a-t-il précisé, soulignant que les pouvoirs publics doivent agir efficacement plutôt que réagir sous le coup de la panique. Richard Ferrand a qualifié le concept de "gouvernement des juges" de "fantasme récurrent" et a mis en garde contre le risque de rendre la critique des décisions judiciaires une norme.
En conclusion, il a invité à une réflexion plus approfondie sur l'État de droit, rappelant que la liberté d'expression, bien qu’essentielle, doit se pratiquer avec discernement. À l'échelle nationale, de nombreux experts, comme le constitutionnaliste Didier Maus, soutiennent que le respect des institutions est crucial pour garantir la démocratie, soulignant que le dénigrement continu du Conseil constitutionnel pourrait avoir des conséquences néfastes pour le système judiciaire.







