Le climat en Iran s'échauffe alors que la nation fait face à des manifestations majeures, suscitant des préoccupations à l'échelle internationale. Le président américain, Donald Trump, a récemment déclaré que Téhéran était prêt à discuter, tout en n'excluant pas des mesures militaires si les récentes répressions des manifestants se poursuivent.
Au cœur de cette agitation, l'ONG Iran Human Rights (IHR) a rapporté un bilan tragique de 192 manifestants décédés, mais ce chiffre pourrait être sous-estimé selon certaines analyses. Les récentes manifestations, déclenchées par des préoccupations économiques, témoignent d'un mécontentement croissant parmi la population.
En réponse à cette crise, le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national, tandis que des appels à la résistance ont été lancés par des figures de l'opposition, comme Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah. Ce dernier a exhorté les forces de sécurité à s'unir à la population en soutien à leurs revendications.
Les autorités iraniennes, tout en reconnaissant les raisons économiques des manifestants, accusent certains d'être manipulés par des puissances étrangères, notamment les États-Unis et Israël. Lors d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé : 'Nous ne cherchons pas la guerre, mais nous sommes prêts à nous défendre.'
Alors que l'Internet est largement coupé pour limiter leur organisation, des manifestations de solidarité s'étalent à l'étranger, notamment à Paris, Londres et Istanbul. Selon des experts, cette crise pourrait marquer un tournant décisif pour l'Iran et la manière dont la communauté internationale interagira avec le pays à l'avenir.
Les répercussions de cette situation pourraient également rejaillir sur le terrain géopolitique, notamment des tensions déjà exacerbées entre l'Iran et ses rivaux régionaux. Alors que l'avenir des négociations avec les États-Unis semble incertain, il est clair que l'Iran traverse une période délicate qui pourrait redéfinir son rôle sur la scène mondiale.







