Minneapolis est à nouveau sous le feu des projecteurs. Ce week-end, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer la fusillade mortelle de Renee Nicole Good, 37 ans, abattue par des agents de l'ICE alors qu'elle tentait de bloquer leur intervention. Cet incident tragique a provoqué une onde de choc à travers les États-Unis, illustrant les tensions persistantes autour des opérations de police immigration.
Le ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a justifié le déploiement de centaines d'agents fédéraux, affirmant que cela était nécessaire pour garantir la sécurité des forces de l'ordre déjà présentes sur le terrain. Elle a qualifié l'incident d'« attaque de terrorisme intérieur ». Toutefois, cette version des faits est contestée par de nombreux élus démocrates, y compris le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, qui soulignent que des vidéos témoignent d'une situation différente, où la conductrice ne menaçait pas le policier.
Les habitants de Minneapolis ont exprimé leur anxiété face à l'arrivée des renforts. « Je ne crois pas que cela augmente la sécurité pour qui que ce soit », a déclaré une manifestante, Hannah, 30 ans. Son message résonne avec les craintes d'une escalade des tensions, comme l'a souligné Evan, 28 ans, qui redoute un climat de violence permanente.
Les manifestations se sont déroulées pacifiquement avec des appels à la justice pour Renee Good et des banderoles dénonçant les pratiques de l'ICE dans les rues de Minneapolis et New York. L'enquête guidée par le FBI, qui a écarté les enquêteurs locaux, suscite également des préoccupations quant à l'impartialité de l'investigation. Jacob Frey a insisté sur l'importance d'une enquête juste et basée uniquement sur des faits. Des experts en droits civiques appellent à un examen rigoureux des procédures policières, arguant que des tragédies comme celle-ci pourraient être évitées avec des réformes adéquates.







