Considérée comme l'architecte des manigances politiques au Venezuela, Cilia Flores a longtemps évolué dans l'ombre de son mari, Nicolás Maduro. Âgée de 69 ans, elle est non seulement la première dame, mais également une figure essentielle dans le maintien du pouvoir régissant Caracas. Accusée de complicité dans des affaires de narcotrafic, tout comme Maduro, son ombre plane sur un gouvernement souvent décrit comme corrompu et brutal.
Des experts affirment que sa capacité à orchestrer les rouages du gouvernement la rend plus astucieuse que son époux lui-même (Christopher Sabatini, Chatham House). Alors que le couple fait face à des inculpations par la justice américaine pour 'narcoterrorisme', les preuves de son implication dans des affaires criminelles, telles que le trafic de drogues via ses neveux, mettent en lumière son rôle controversé.
Née à Tinaquillo, au Venezuela, Cilia se révèle être plus qu'une simple première dame. Elle a été une chaviste de longue date, embrassant l'idéologie de Hugo Chávez dès ses débuts. Avocate de formation, elle a rapidement gravi les échelons du pouvoir, devenant députée puis présidente de l'Assemblée nationale, où elle a été critiquée pour des décisions jugées autoritaires, telles que l'interdiction d'accéder au parlement. Les accusations de népotisme ont rapidement suivi, alimentant une image d'un gouvernement où les faveurs familiales prévalent sur la compétence.
Après la mort de Chávez, son ascension fut marquée par son mariage avec Maduro, transformant leur duo en une entité redoutée au Venezuela. Les observateurs, tels que José Enrique Arrioja, journaliste vénézuélien, estiment que Cilia a joué un rôle déterminant dans le maintien en place de Maduro face aux contestations. Elle aurait même exercé une influence discrète sur le système judiciaire vénézuélien, poussant des nominations fidèles à ses idéaux.
Des allégations de corruption, comme celle d'avoir pris des pots-de-vin de trafiquants, viennent assombrir sa réputation. Des sanctions américaines lui ont été imposées en 2018, une réaction à ses agissements présumés participant à la destruction de la démocratie au Venezuela. La vérité sur les relations de pouvoir au sein du régime de Maduro reste trouble, chaque jour apportant son lot de nouveaux éclairages sur le duo qui dirige le pays.
En somme, Cilia Flores se présente comme une figure d'importance capitale, oscillant entre des luttes d'influence internes et des accusations de viols des droits humains. Sa trajectoire politique est un reflet de la complexité et de la gravité de la crise vénézuélienne actuelle, amplifiée par des acteurs étrangers et des enjeux géopolitiques qui dépassent le cadre national. L'avenir du Venezuela demeure incertain, entre complots cachés et aspirations populaires de changement.







