Dans une intervention déchirante, David Vocat, le commandant des pompiers de Crans-Montana, a partagé son expérience traumatique face à l'incendie qui a ravagé le bar La Constellation, faisant 40 victimes et 119 blessés lors des festivités du Nouvel An.
« Jusqu'à 1h30, la soirée se déroulait sans accroc. Puis, à 1h31, une alarme rouge, suivie d'une explosion et de la fumée », se souvient Vocat sur BFMTV. Il évoque le 'chaos' qui a régné à ce moment-là, alors que l'équipe de pompiers, une quinzaine de membres, était déjà mobilisée pour répondre aux appels d'urgence.
« J'ai immédiatement informé notre centrale de police cantonale pour solliciter des hélicoptères supplémentaires », ajoute-t-il. Malgré la tension palpable, la solidarité des jeunes présents a été cruciale. ‘C'était la guerre’, conclut-il, tout en mentionnant la difficulté de ces images pour les témoins. Des secouristes ont comparé la tragédie à des événements tragiques tels que les attentats de Paris.
Les pompiers suisses, qui, contrairement à leurs homologues français, sont principalement des volontaires, ont dû faire face à des conditions extrêmes. Une mobilisation européenne a rapidement suivi, avec des patients grands brûlés transférés vers des hôpitaux en France, en Belgique et en Allemagne. David Vocat s'est dit ému par cet ‘élan international’, illustrant une solidarité dont les pays européens font souvent preuve en temps de crise.
Une enquête criminelle a été ouverte à l'encontre des gérants du bar, suspectés de négligence ayant conduit à ce drame. Alors qu'un hommage national est prévu pour le 9 janvier, le président Emmanuel Macron se rendra sur place pour rendre hommage aux victimes, soulignant l'importance de cette tragédie qui dépasse les frontières. Des experts en sécurité incendie s'interrogent désormais sur les normes de sécurité en vigueur dans des lieux publics similaires, appelant à une révision des législations pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.







