Après plus de 30 ans d'absence, les géants du sumo, emblème du Japon, foulent à nouveau le sol parisien ce week-end. Ce tournoi singulier regroupera les 62 meilleurs lutteurs de la discipline, attirant l’attention sur ces athlètes surhumains qui découvrent la beauté de la capitale française.
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À l'aéroport de Roissy, leur présence ne passe pas inaperçue. Environ soixante-deux rikishi, reconnus pour leurs prouesses sur le ring, viennent d'arriver en France. Pour la majorité d'entre eux, c'est la première découverte de la capitale. Entre photos souvenirs et découvertes gastronomiques, l'excitation est palpable. Bien que peu connus en Europe, ces lutteurs attirent des foules de dizaines de milliers de personnes au Japon, où ils sont presque vénérés. "Ils sont vraiment impressionnants. Différents de tous les athlètes que j'ai vus, c'est un spectacle unique !", partage une spectatrice enchantée par l'événement.
Les règles de cet art martial datant de plusieurs siècles sont basiques : faire tomber son adversaire ou le contraindre à sortir du cercle. Les combats, bien que parfois brefs, nécessitent une discipline rigoureuse. "La technique joue un rôle clé. On peut choisir de ralentir ou d'accélérer l'action de manière stratégique. C'est complexe, mais c'est ce qui rend le sumo fascinant," explique Hato Oka, un lutteur aguerri.
Une alimentation colossale : 8 000 calories par jour
Le quotidien des lutteurs est rythmée par un entraînement minutieux, un sommeil réparateur, et une consommation alimentaire élevée – jusqu'à 8 000 calories par jour, un chiffre quatre fois supérieur aux recommandations pour un adulte classique. Plus un athlète est lourd, plus il est ancré au sol. "Cela m'apporte l'énergie nécessaire. Même après un repas copieux, je continue à manger pour renforcer mon corps," explique un lutteur tout en s'adonnant à son régime alimentaire strict.
Cette passion pour le sumo a également touché des figures importantes, comme Jacques Chirac. L'ancien président avait œuvré sans relâche pour que Paris accueille ce sport ancestral. La dernière fois qu'un tournoi a eu lieu dans la capitale remonte à 1995, marquant une page essentielle de l’histoire du sumo en France.







