Dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, les États-Unis ont intensifié leur offensive contre l'Iran, qui a réagi en visant des installations en Jordanie, Bahreïn et au Koweït. La situation a atteint un tel seuil que les espoirs de résolution diplomatique semblent s'évanouir, tandis que le régime iranien a décidé de verrouiller le détroit d'Ormuz "jusqu'à nouvel ordre".
Lors d'une déclaration faite en soirée, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a promis des "frappes d’une grande intensité et exécutées avec précision". Ces promesses ont été concrétisées dès 23 h 15 (heure de Paris) par le lancement de "nouvelles frappes défensives" contre des cibles iraniennes, visant à "réagir à l’agression injustifiée et persistante de l’Iran", selon les rapports de l'armée américaine cités par Le Monde.
Nuit de bombardements
Des missiles américains ont été déployés toute la nuit, frappant principalement le sud de l'Iran, notamment des sites proches de Téhéran. Selon le responsable des urgences de la province de Téhéran, trois Iraniens ont été blessés, comme rapporté par Le Monde. Cette intensification des hostilités a suscité des réactions internationales, appelant à une cessation immédiate des bombardements.
En réponse, l'Iran a mené des attaques sur des bases américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, utilisant des drones pour frapper "18 cibles stratégiques", y compris le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn, blessant même un enfant de 11 ans selon des rapports de Le Parisien.
Le détroit d'Ormuz et le cessez-le-feu menacés
De plus, les Gardiens de la Révolution ont décidé de bloquer le détroit d'Ormuz à tous les navires – pétroliers et cargos – en réponse aux "violations continues du cessez-le-feu", même si l'armée américaine a démenti ces accusations. Les autorités iraniennes ont donc averti les navires autorisés de faire preuve de patience en attendant de nouvelles directives.
Le matin du jeudi 11 juin, le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en garde ses voisins : leur coopération avec "l’armée terroriste américaine" démontre leur complicité dans les agressions contre l'Iran. Les Gardiens de la Révolution laissent entendre que d'autres frappes pourraient se produire, jugeant que le "cessez-le-feu du 8 avril 2026" est désormais pratiquement inapplicable, à la lumière des échanges de tirs récents.







