Selon un communiqué de l'Assurance Maladie, 2025 a été marqué par un bond de 32% dans le nombre de médecins généralistes libéraux établis, atteignant ainsi 2.810 installations, contre 2.130 l'année précédente. Cette tendance positive, après des années de stagnation, semble appelée à se poursuivre, offrant un espoir palpable face aux déserts médicaux qui touchent plusieurs régions françaises.
Les explications reposent en partie sur une augmentation significative des places en facultés de médecine dans la dernière décennie. Comme le souligne l'Assurance maladie, « ce relèvement des capacités de formation commence à produire des effets tangibles sur l'installation des médecins ». En effet, le travail de sensibilisation et de réaménagement des pratiques devrait continuer à porter ses fruits, selon les experts.
Des médecins qui s'installent dans les zones sous-dotées
Un autre aspect encourageant, relevé par l'Assurance maladie, est que cette reprise concerne particulièrement les zones en tension, où les besoins sont les plus criants. En effet, en 2025, 891 médecins se sont installés dans ces régions, soit près de 300 installations de plus qu’en 2024, représentant une hausse spectaculaire de près de 45% en un an.
« Ce phénomène est crucial car ces zones sont souvent les plus affectées par la pénurie médicale », souligne un responsable de l'Assurance maladie.
Malgré ces avancées, certains indicateurs restent préoccupants. Le taux de patients en affection de longue durée sans médecin traitant est resté stable à 4,3% en fin 2025, alors même que la population de malades continue d'augmenter. Parallèlement, le nombre d'assistants médicaux a également crû, avec une augmentation de 20% des contrats signés en un an.
En revanche, d’autres éléments laissent planer des inquiétudes sur l’accessibilité économique aux soins. En 2025, le nombre de médecins adhérents au dispositif de maîtrise des honoraires a diminué de 1.832, faisant ainsi tomber le taux d'adhésion à 44,5%, alors qu'il était de 52,7% l'année précédente.
« Bien que ces chiffres soient prometteurs, il reste essentiel de confirmer ces résultats sur le long terme », conclut l'Assurance maladie, qui s'appuie sur une publication récente de l'Ordre des médecins, signalant une nouvelle hausse du nombre de praticiens en activité.
Débat au Sénat
Cette dynamique arrive à un moment clé, alors que le Parlement débat d'une proposition de loi sur la régulation des installations médicales. Toutefois, le gouvernement reste opposé à une telle mesure. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a affirmé que « réguler l'installation des médecins pourrait sembler séduisant, mais cela ne résoudrait pas les problèmes fondamentaux liés à l'offre de soins ». Le texte, déjà approuvé par l'Assemblée nationale, attend l'aval du Sénat, où un vote négatif semble probable.







