La Bourse de Paris a clôturé sur une note négative mercredi, affectée par une prudence grandissante face à l'escalade des tensions au Moyen-Orient et un nouveau bond de l'inflation aux États-Unis pour le mois de mai.
Le CAC 40 a enregistré une baisse de 0,51%, se chiffrant à 8.161,83 points, soit un recul de 41,60 points, après une hausse marginale de 0,05% la veille.
"La situation au Moyen-Orient reste instable et pèse sur le moral des investisseurs. L'issue des négociations entre les États-Unis et l'Iran demeure incertaine", a commenté Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets.
Donald Trump a déclaré mercredi que les Iraniens avaient pris trop de temps pour parvenir à un accord, ajoutant qu'ils en paieraient le prix. Sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé que les États-Unis "vont attaquer" l'Iran.
Alors qu'il avait affirmé la veille être proche d'un "très bon accord" pour apaiser les tensions depuis les hostilités du 28 février, cet optimisme a été douché par l'annonce de l'abattage d'un hélicoptère américain Apache par l'Iran, engendrant des représailles.
Le conflit en Iran contribue à une hausse continue des prix du pétrole, exacerbant l'inflation mondiale.
Aux États-Unis, l'inflation a grimpé à 4,2% sur un an en mai, contre 3,8% en avril, atteignant son niveau le plus élevé en près de trois ans, selon des données du Bureau of Labor Statistics.
Ces chiffres, bien que conformes aux prévisions, soulignent que l'inflation reste élevée, empêchant la Réserve fédérale d'envisager une baisse de taux à court terme. Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier AM, a souligné que la Fed est sous pression pour agir avant sa prochaine réunion des 17 et 18 juin.
En Europe, les préoccupations liées à la politique monétaire demeurent vives à l'approche de la réunion de la Banque centrale européenne, laquelle devrait relever ses taux pour contrer l'inflation, malgré une croissance languissante dans la zone euro.
Dans ce contexte, le taux d'intérêt à 10 ans de la dette française a grimpé à 3,85%, contre 3,81% la veille.
Concernant le marché des actions, le titre Soitec a chuté de 10,56%, se négociant à 125,35 euros, après l'abaissement de sa recommandation par Jefferies, passé de "hold" à "underperform". Cette chute s'explique par des doutes croissants sur les valorisations des entreprises tech et semi-conducteurs, couramment perçues comme moteur du marché depuis le début de l'année.







