Jeudi, un tribunal colombien a interdit au candidat de la droite dure à la présidence, Abelardo de la Espriella, d'utiliser le maillot de l'équipe nationale de football en tant que "symbole" de sa campagne électorale, à l'approche du second tour prévu pour le 21 juin.
Cette décision fait suite à des accusations d'Ivan Cepeda, son adversaire de gauche et héritier politique du président sortant Gustavo Petro, qui l'a accusé de "dérober" le maillot pour le transformer en un outil de propagande politique. Une situation comparable à celle observée au Brésil, où l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro avait également utilisé des symboles nationaux à des fins politiques.
Abelardo de la Espriella, avocat et homme d'affaires de 47 ans, est décrit par plusieurs sondages comme le favori de cette élection. Attirant des foules à ses meetings, il est souvent vu arborant le maillot bleu et jaune de la Colombie, alors que le pays se prépare à accueillir la Coupe du Monde de football, co-organisée par le Mexique, les États-Unis et le Canada.
Selon l'ordonnance émise par une juge de Bogota, l'utilisation du maillot à des fins politiques doit cesser immédiatement. "Il ne peut plus être utilisé comme symbole identitaire de son parti, de sa campagne ou de son image personnelle dans la sphère publique," stipule le jugement.
Malgré cette interdiction, de nombreux partisans de la droite considèrent leur présence avec le maillot national comme un acte de "patriotisme" et continuent d'affluer à ses événements, témoignant d'une adhérence forte aux valeurs de leur candidat, connu pour son approche musclée face aux groupes armés Colombiens.
Cette décision judiciaire soulève des débats sur l'utilisation des symboles nationaux et sur la manière dont la politique peut interférer avec l'identité nationale dans un pays en pleine agitation électorale.







