Le Conseil d'État a validé, ce samedi 9 mai, l'interdiction d'une manifestation d'ultradroite prévue à Paris, ainsi qu'un rassemblement antifasciste, selon l'AFP. La préfecture de police avait initialement décrété l'interdiction suite à des événements récents, rappelant la mort du militant d'extrême droite, Quentin Deranque, à Lyon en février dernier. Des saluts nazis avaient été rapportés lors de précédents rassemblements du Comité du 9-Mai.
Le tribunal administratif de Paris a rejeté, vendredi, le recours des organisateurs, invoquant le risque de désordres publics engendré par cette manifestation. En conséquence, le juge des référés du Conseil d'État a confirmé l'interdiction, soulignant la nécessité de maintenir l'ordre dans la capitale.
Malgré cette décision, le Comité du 9-Mai a appelé ses sympathisants à se rassembler à 15h00 sur la place des Pyramides, lieu déjà fréquenté par des souverainistes d'extrême droite, dont Florian Philippot (Les Patriotes), à proximité de la célèbre statue de Jeanne d'Arc.
Neuf personnes interpellées
Du côté des groupes antifascistes, également dans l'impossibilité de manifester, un rassemblement a été organisé à 14h00 au métro Saint-Michel. En réponse, la préfecture de police a indiqué à l'AFP que des opérations de contrôle étaient en cours pour faire respecter les arrêtés d'interdiction, entraînant l'interpellation de neuf individus. Ces tensions reflètent l'augmentation des affrontements entre groupes aux idéologies opposées dans la capitale, comme l'indique Le Monde, soulignant les défis liés à la sécurité publique dans un contexte politique volatil.







