Le lait infantile problématique a été écarté dans le décès d’un bébé à Angers, selon le parquet, qui privilégie l'hypothèse d'une asphyxie.
« On exclut tout lien entre le lait [infecté] et le décès », a affirmé le procureur d’Angers, Eric Bouillard, le 6 mai 2026, confirmant un rapport du Courrier de l’Ouest. Bien que le nourrisson de 27 jours ait succombé le 23 décembre 2025 à Angers (Maine-et-Loire) et ait été « exposé au lait Guigoz », contaminé par la toxine céréulide, les résultats d'analyses révèlent que le décès s'est produit par asphyxie, comme l'a déclaré le parquet.
Selon le procureur, l'asphyxie pourrait être accidentelle, la mère ayant dormi dans le même lit que son bébé cette nuit-là. La mère a été placée en garde à vue fin avril, le parquet attendant « de rassembler tous les éléments avant de prendre une décision », ajoutant qu'une dernière évaluation psychologique était en cours.
État de la toxine céréulide
En janvier, la mère a alerté les enquêteurs sur une boîte de lait Guigoz qu'elle avait donnée à son enfant, qui appartenait à des lots rappelés par le fabricant, a précisé Éric Bouillard. En mars, des analyses avaient mis en évidence la présence de cette toxine dans le lait préparé pour le nourrisson, mais le procuré a souligné qu’aucun lien entre la contamination et le décès n'a pu être établi.
L'affaire des laits contaminés a pris de l'ampleur en France après le rappel par Nestlé de plusieurs lots dans de nombreux pays, en raison d'une potentielle contamination par céréulide, une toxine lourde de conséquences pour les nouveaux-nés. Cette situation a été aggravée par des rappels similaires effectués par d'autres entreprises, notamment Danone et Lactalis, tous utilisant un ingrédient produit par un fournisseur chinois commun.
Cinq enquêtes et une mission « flash »
> Suite aux plaintes de l'association Foodwatch et de familles touchées, cinq enquêtes ont été lancées le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, en plus des enquêtes en cours menées par les parquets locaux.
> Une mission « flash » de l’Assemblée nationale a commencé le 20 mars pour examiner la « responsabilité des multinationales » et les mesures de l’État dans cette crise, selon les rédacteurs Mathilde Hignet (LFI-NFP) et Michel Lauzzana (Renaissance).
> De plus, l'Union européenne a annoncé un renforcement des contrôles des importations d'huile riche en acide arachidonique en provenance de Chine.







