À partir du 1er septembre 2026, la transition vers la facturation électronique deviendra incontournable pour les entreprises françaises. Selon le ministère de l'Économie, cette réforme vise à renforcer le contrôle fiscal, à centraliser les factures et à lutter contre la fraude à la TVA.
Cette évolution touchera l’ensemble des entreprises, petites ou grandes. Les factures papier et les documents PDF prendront fin, laissant place à des plateformes approuvées par l'État, qui géreront l’émission et la réception des factures dématérialisées. Pour aider les entreprises à naviguer dans ce changement, deux journées d’information sont prévues les 5 et 6 mai au Palais Brongniart à Paris.
Concrètement, cela signifie que si, par exemple, un traiteur reçoit une commande de 35 repas, il devra soumettre sa facture via cette plateforme agréée, qui s'occupera ensuite de l’envoi à son client. En somme, cette nouvelle obligation impactera environ sept millions d'entreprises, selon des estimations de Bercy, incluant indépendants et professions libérales, sans distinction de taille ou de chiffre d'affaires.
Des plateformes payantes
Les entreprises devront également considérer les coûts liés à ces plateformes, généralement sous forme d'abonnement. Les tarifs peuvent varier de quelques dizaines d'euros par mois pour les petites structures à plusieurs centaines d'euros pour les plus grandes. Cette initiative est censée favoriser un meilleur suivi et une lutte renforcée contre les fraudes fiscales, comme l'a souligné le ministère de l'Économie.
Concernant le calendrier, dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être prêtes à recevoir des factures électroniques. De plus, les grandes entreprises, ainsi que celles de taille intermédiaire, devront être capables de les émettre. Les PME bénéficieront d'un délai supplémentaire d'un an pour s'adapter, étant tenues d’être opérationnelles au plus tard le 1er septembre 2027.
Cependant, des préoccupations émergent quant à cette échéance. Selon un baromètre de l'Ordre des experts-comptables, près de 38% des entreprises françaises estiment ne pas être prêtes à temps, et moins de la moitié des clients des experts-comptables se sont activement engagés dans la mise en place de cette réforme. Des experts appellent donc à prendre des mesures immédiates pour éviter d'éventuels retards dans cette transition cruciale.







