Lors d'une récente intervention au Grand Rendez-Vous Europe 1/CNews/Les Échos, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle de 2027, a fait entendre sa voix en faveur d’un retrait rapide de la France de l'Union européenne. Il a ainsi plaidé pour une "Europe légère, gaullienne" où chaque nation pourrait agir librement. « On ne sort pas pour sortir, mais pour reconstruire quelque chose », a-t-il déclaré, évoquant les limites posées par les traités de Maastricht et de Lisbonne sur la souveraineté nationale.
Dupont-Aignan, qui est également maire d'Yerres (Essonne), a exprimé son inquiétude face à l'influence croissante des institutions européennes sur la politique française, affirmant qu'« il n’y a même plus de Banque de France ». Il souhaite que la France cesse de contribuer aux budgets européens, se déclarant convaincu que cette séparation permettrait une réaffirmation de l’autorité nationale, y compris par un rétablissement des frontières.
Pour illustrer sa vision, il a détaillé une proposition en trois étapes, commençant par cesser de verser les 15 milliards d'euros nets que la France contribue chaque année à l’UE, puis en rétablissant ses frontières et en restaurant la primauté du droit français sur le droit européen. « Nous devons nous dégager le plus vite possible », a-t-il insisté.
Une Europe sans contrainte ?
Dans son livre récemment publié, « La Liberté ou la mort », Dupont-Aignan évoque son optimisme quant à une Europe qui pourrait, sous la conduite de la France, se redéfinir autour des nations souveraines. « Je suis convaincu que d'autres pays suivront, sinon, nous serons seuls, mais libres », a-t-il conclu. Des experts en politique européenne notent que cette vision pourrait séduire une fraction significative de l’électorat, bien que les défis d'une telle sortie restent complexes.







