« Oublions les taxes », a déclaré Bruno Le Maire sur BFMTV. Cette prise de position intervient alors que des voix de gauche, ainsi que le Rassemblement National, militent pour une surtaxe sur les superprofits de TotalEnergies, dont les bénéfices ont explosé de 51 % dans le contexte actuel de tension géopolitique, en particulier liée à la guerre au Moyen-Orient.
« Total fait déjà un effort en plafonnant le prix de l'essence à 1,99 euro. Une approche similaire pour le diesel serait juste et bien accueillie par les Français », estime Bruno Le Maire.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi soutenu l'idée d'un « plafonnement généreux des prix à la pompe » pour la compagnie pétrolière, selon des informations de La Tribune. Ce changement d'approche vise à éviter une ponction fiscale sur les entreprises, tout en maintenant des aides ciblées pour les ménages les plus précaires.
Une approche ciblée pour l'aide
Bruno Le Maire défend les mesures d'aide actuelles, qui favorisent les populations les plus vulnérables. « Il est primordial d'accélérer la décarbonation de notre économie tout en soutenant ceux qui en ont le plus besoin. » Il évoque même des initiatives comme l'extension du leasing social.
Au pic de la crise énergétique en 2022, son gouvernement avait mis en place des remises généralisées, mais il considère désormais que la situation financière ne le permet plus. Concernant l'utilisation des fonds publics, la France se distingue en ayant dépensé moins que la plupart des autres pays européens pour soutenir les automobilistes.
À la fin du mois, le gouvernement mettra en œuvre une indemnité carburant de 50 euros destinée aux travailleurs modestes, en particulier ceux parcourant plus de 15 kilomètres pour se rendre à leur emploi.
Comme le souligne le porte-parole de l'Économie, il est crucial de rester attentif à la situation économique changeante pour ajuster les mesures d'aide disponibles en conséquence.







