Dimanche, des fêtards ont commencé à quitter le champ de tir militaire de Bourges, où une free-party géante s'est tenue depuis vendredi. Malgré les préoccupations des autorités, aucun incident majeur n'a été signalé, alors que le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, a inspecté le dispositif de sécurité mis en place.
La préfecture du Cher a alerté sur les risques liés à des munitions non explosées présentes sur le site, utilisé depuis plus d'un siècle. Selon des rapports de Le Monde, les forces de l'ordre, accompagnées de démineurs, ont dû intervenir samedi soir suite à la découverte d'un obus aux abords du Teknival.
Un participant de 28 ans, souhaitant rester anonyme, a déclaré à l'AFP qu'il avait entendu parler de cette découverte, mais que cela n'avait pas perturbé l'événement. Un autre fêtard de 21 ans a confirmé que beaucoup pliaient bagages, certains ayant reçu une amende de 135 euros pour leur présence à cet événement non autorisé.
Aucune date officielle n’a été annoncée pour la fin de cette manifestation, qui aurait rassemblé entre 17 000 et 40 000 personnes. "Ce sont les organisateurs qui décident du moment où la musique s'arrête," a affirmé le participant. Des rumeurs circulent sur un arrêt des festivités prévu pour le 3 mai, mais sans confirmation officielle.
Pour Alain Blanchard, maire d'Avord, la présence soudaine de nombreux festivaliers a généré des inquiétudes quant aux éventuels déchets laissés sur place. Toutefois, certains participant, comme "Nono", ont vanté l'organisation et le tri des déchets, notant qu'une benne à ordures avait été mise à disposition.
Les organisateurs de cet événement, selon les informations de France 24, ont choisi ce terrain militaire pour exprimer leur désaccord face à la politique du gouvernement sur les free parties, notamment en raison d'une proposition de loi qui durcit la réglementation en matière de raves non déclarées.
Le ministre, en visite sur place, a constaté le déploiement de 600 gendarmes répartis sur plusieurs points de contrôle. Un rapport préliminaire de la préfecture annonce que 54 personnes ont reçu des soins médicaux et que 250 verbalisations ont été effectuées pour rassemblement illégal, sans compter les 75 verbalisations pour possession de stupéfiants, indiquant une vigilance accrue de l'État.
De plus, la proposition de loi 1133, qui veut punir les organisateurs de rave-parties illégales, a été évoquée par les participants. Ce texte prévoit jusqu'à six mois de prison et 30 000 euros d'amende pour ceux qui aident à l'organisation de telles fêtes. Des manifestations pour dénoncer ce projet législatif sont programmées à Paris les 30 mai, 6 et 13 juin.







