Après un hiver exceptionnellement pluvieux, les habitants de La Grande-Motte se trouvent confrontés à une invasion de moustiques inédite pour cette période de l'année. Avec l'approche de l'été, commerçants, riverains et touristes mettent en place diverses stratégies pour atténuer cette nuisance.
Alors que le soleil commence à poindre, les moustiques s'invitent déjà dans la vie quotidienne de cette station balnéaire du sud de la France. Josette, une retraitée résidant à La Grande-Motte depuis quatre décennies, a partagé son inquiétude : "C'est la première fois que nous faisons face à une telle invasion", a-t-elle déclaré ce 3 mai sur les ondes de RTL. Malgré les efforts de démoustication dès mars, les résultats semblent pour l'heure insuffisants.
Les professionnels du secteur touristique cherchent des solutions pour attirer et retenir les visiteurs. Mélanie, responsable d'un hôtel-restaurant, a fait appel à une entreprise spécialisée pour mettre en place des barrières anti-moustiques autour de son établissement : "Nous avons aussi installé des appareils conçus pour éloigner ces nuisibles. Leur efficacité est primordiale pour la satisfaction de nos clients", souligne-t-elle.
Une ville sensible aux invasions
Confrontées à cette invasion, les pharmacies locales notent un bond des ventes de produits anti-moustiques. Elodie, adjointe à la pharmacie du Couchant, a révélé : "En un mois, nous avons déjà écoulé la moitié de notre stock annuel de ces produits." La situation devient effectivement préoccupante, alors que les approvisionnements sont mis à mal, et que la demande continue de grimper.
Cette prolifération s'explique en partie par les conditions climatiques exceptionnelles de cet hiver. La Grande-Motte, située sur une zone humide entourée de marais, offre un environnement propice au développement des larves. Les pluies prolongées ont en effet permis aux moustiques de se multiplier.
Cependant, des experts tels que l'EID Méditerranée, l'établissement public de démoustication, tempèrent les inquiétudes : "Cette saison ne signifie pas que la prolifération se poursuivra cet été. Si les températures s'assèchent, la situation pourrait rapidement s'améliorer," assure un de les représentants.







