La situation se complique sur la scène internationale avec la libération de Raphaëlle Primet, élue communiste, et de 170 autres militants de la flottille pour Gaza. Malheureusement, leur détention de 40 heures sur un bateau de fortune par les forces israéliennes a été marquée par des allégations de violence, comme le rapporte Il Manifesto.
Ces militants, issus de la Global Sumud Flotilla, avaient quitté des ports européens dans l'espoir de briser le blocus de Gaza, en vigueur depuis 2007. Ils ont été interceptés par l'armée israélienne dans les eaux internationales, renforçant les tensions déjà palpables entre l'État hébreu et les militants pro-palestinien.
Transfert et témoignages de violence
Après leur transfert en Crète, Primet et ses camarades sont rentrés en France, où ils ont été accueillis avec soulagement. Toutefois, d'autres membres de la flottille ont rapporté des cas de « violence sévère et de torture » de la part des forces israéliennes, soulignant les abus subis pendant cette période de détention. Des photos diffusées par la presse italienne montrent des visages couverts d’ecchymoses.
Afin de renforcer la pression sur Israël, les militants avaient entrepris une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements et le transfert forcé de deux de leurs collègues vers Israël. Ce geste désespéré n’a pas suffi à éviter une escalade de la violence qu’ils ont subi en mer.
Réactions internationales et actions en justice
Le gouvernement français reste discret, n’imposant qu’une déclaration du ministère des Affaires étrangères qui rappelle que « se rendre à Gaza est dangereux ». Pendant ce temps, en Italie, une plainte a été déposée pour ouvrir une enquête sur ces événements jugés être des actes de piraterie, témoignant d'une volonté de justice face à l'impunité. Tatiana Montella, avocate impliquée dans cette action, a affirmé : « Nous cherchons à mobiliser tous les moyens possibles pour que les gouvernements assument leurs responsabilités. »
De son côté, Washington a condamné cette initiative, la qualifiant de « pro-Hamas » et invitant ses alliés à prendre des mesures contre la flottille. Malgré ces mises en garde, l’envergure de l’arsenal déployé pour intercepter ce groupe soulève des questions sur l'approche militaire israélienne face aux mouvements pacifistes.







