A quelques heures de l'échéance, Donald Trump a décidé, ce mardi, de prolonger indéfiniment la trêve entre les États-Unis et l'Iran. Cette décision intervient alors que Téhéran a récemment menacé de déplacer ses hostilités vers ses voisins du Golfe, en menaçant de paralyser leur production pétrolière.
À peine deux semaines après l'instauration du cessez-le-feu, l'Iran a déclaré que celui-ci toucherait à sa fin de manière imminente. Dans ce contexte, Trump, via son réseau social Truth Social, a annoncé cette prolongation à la demande des médiateurs pakistanais, ajoutant qu'il resterait en vigueur tant que l'Iran ne proposera pas une solution définitive au conflit. Auparavant, Trump avait pourtant jugé peu probable une telle prolongation.
Alors même que les tensions persistent, le blocus des ports iraniens maintenu par les États-Unis continuera d'être appliqué, précise-t-il.
- "Adieu" au pétrole -
En réponse à l’instabilité exacerbée par le conflit avec Israël et les États-Unis, l’Iran a lancé des avertissements clairs : si ses voisins sud-américains s'avisent d'utiliser leur territoire pour des agissements hostiles, leur production pétrolière pourrait être entièrement ravagée. Les Gardiens de la Révolution ont été sans équivoque : "Ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient".
Cette situation a déjà créé des tensions sur le marché pétrolier, entraînant une hausse d’environ 3% des prix, surtout avec le blocus du détroit d'Ormuz, passage crucial pour le transport des hydrocarbures. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a quant à lui dénoncé le blocus américain comme "un acte de guerre, en totale violation de la trêve".
En ce qui concerne les négociations, Téhéran refuse toujours d’envoyer une délégation au Pakistan pour discuter avec les États-Unis, après un premier tour de pourparlers infructueux en avril. Le vice-président américain, JD Vance, a dû rester à Washington pour des réunions supplémentaires, d'après la Maison Blanche.
- Iraniennes menacées? -
Dans un aspect plus humanitaire de ce conflit, Trump a également demandé à l'Iran de relâcher certaines femmes menacées d'exécution, jugé par lui comme un "excellent point de départ pour renouer le dialogue". L'AFP n'a pas pu valider ces informations, tandis que l'Iran a nié toute menace d'exécution à leur encontre.
À Téhéran, la vie reprend son cours. Une jeune étudiante de 19 ans, Mobina Rasoulian, exprime sa satisfaction face au calme relatif apporté par la trêve. Cependant, d'autres comme Saghar, une femme de 39 ans, soulignent l'absence d'espoir face à une réalité marquée par l'instabilité économique et les actions répressives du gouvernement.
Sur un front différent, de récentes discussions entre Israël et le Liban doivent être menées à Washington, alors qu'un cessez-le-feu précaire entre Israël et le Hezbollah a été instauré. Néanmoins, les deux parties s'accusent mutuellement de violations, le climat de tension reste donc omniprésent.
Pour résumer, alors que la trêve a été prolongée, l'imminence des menaces pose des questions quant à la durabilité de cette paix fragile dans une région où les tensions se exacerbent de jour en jour. Ces événements soulèvent des interrogations sur l'avenir du Moyen-Orient, révélant l'importance d'un dialogue renforcé entre les acteurs impliqués.







