Un coup dur pour l'administration Trump. Lori Chavez-DeRemer, ministre du Travail, a annoncé sa démission lundi 20 avril, devenant ainsi la troisième figure de l'administration à faire ses valises depuis mars. Selon la Maison Blanche, elle quitterait son poste pour rejoindre le secteur privé.
Sa démission survient dans un contexte déjà tendu, où de nombreux scandales l'entourent. D'après le New York Post, elle est actuellement sous enquête pour une relation jugée "inappropriée" avec un subordonné. Des accusations de consommation d'alcool durant les heures de travail et de fraude concernant de faux déplacements sont également formulées contre elle.
De plus, trois plaintes rédigées par des employées de son ministère pointent des comportements créant un environnement de travail toxique, comme l'a rapporté le New York Times. Son mari, Shawn DeRemer, aurait été interdit d'accès au ministère après avoir été accusé d'agression sexuelle par plusieurs employées.
Trois départs en quelques semaines
Depuis mars 2025, Lori Chavez-DeRemer fait partie d'une liste de départs notable, avec déjà les évictions de Kristi Noem, la ministre de la Sécurité intérieure, et de Pam Bondi, ministre de la Justice. Selon le spécialiste Alexis Pichard, ces départs, bien que variés, révèlent une instabilité croissante au sein de l'administration. "Les deux premières ministres ont été limogées, tandis que la troisième a choisi de partir", précise-t-il.
Kristi Noem a perdu son poste suite à une communication jugée coûteuse et malavisée, tandis que Pam Bondi a fait face à des critiques quant à sa gestion de l'affaire Epstein et à un manque d'empathie envers les victimes.
Des fractures apparentes dans l'administration
La démission de Chavez-DeRemer n’est pas directement dirigée par Trump, mais elle souligne un climat d'incertitude croissant au sein d'une administration déjà confrontée à des défis tant internes qu'internationaux. "On semble observer des fissures dans ce qui était censé être un bloc politique uni", relate Alexis Pichard, en référence aux départs précédents de personnalités comme Elon Musk. Pour lui, ces événements ressemblent de plus en plus à une reconnaissance tacite d'un échec de l'administration Trump.
Les récents déboires ne sont pas sans rappeler l'histoire politique américaine, où les départs ministériels spectaculaires restent plutôt rares, particulièrement en début de mandat. Un contraste notable se dessine entre la stabilité habituellement observée et les actes éroder cet équilibre.
Les départs actuels de femmes ministres soulèvent également des questions de traitement inégal. "Il semble qu'il y ait plus de tolérance pour les hommes face à des scandales similaires", déclare Pichard.
Pour conclure, les départs successifs soulignent les défis de la gouvernance sous Trump et la dynamique complexe au sein de son administration, questionnant l'efficacité de sa politique tout en révélant des tensions internes grandissantes.







