Avec un début de saison flamboyant, Tadej Pogacar nourrit de grandes ambitions pour le Paris-Roubaix, prévu le dimanche 12 avril. Le Slovène, après avoir terminé deuxième l’an passé derrière Mathieu van der Poel, se prépare pour conquérir le dernier des Monument qui manque à son palmarès impressionnant.
Difficile de ne pas voir en lui un coureur d’exception. Vainqueur des Strade Bianche, de Milan-San Remo et du Tour des Flandres, Pogacar se lance une nouvelle fois à l'assaut du dernier Monument qu'il convoite. À seulement 27 ans, il pourrait devenir le quatrième cycliste à réaliser les cinq Monuments, rejoignant ainsi des légendes comme Rik Van Looy et Eddy Merckx.
Cependant, l'Enfer du Nord, comme son nom l'indique, présente des défis uniques. Comme l’a souligné Thierry Gouvenou, directeur de Paris-Roubaix, "c'est vraiment la course qui lui correspond le moins", en mettant en avant le parcours plat et sans ascension qui pourrait entraver la domination de Pogacar. Avec 55 kilomètres de pavés glissants, la météo jouera également un rôle crucial dans cette bataille, élargissant les possibilités de surprises.
Il est indéniable que Pogacar fait partie des coureurs les plus redoutés, mais il n'est pas seul sur le front. Van der Poel, invaincu depuis 2022, est un adversaire coriace, tout comme Wout van Aert, Mads Pedersen et Filippo Ganna, qui ont tous un profil plus adapté au défi pavé. Ces coureurs, avec leur force sur les sections difficiles, pourraient potentiellement mettre en difficulté le Slovène.
Comme l’a évoqué le champion belge, "sur ces pavés, la stabilité et la puissance sont cruciales". Si Tadej Pogacar ne parvient pas à se défaire de ses rivaux sur les 258,3 km de chaussée, il risque de ne pas avoir la vitesse nécessaire pour se démarquer lors du sprint final sur la piste de Roubaix. Les enjeux sont de taille, et tous les regards seront tournés vers le peloton pour voir si le Slovène réussira à écrire l'histoire en conquérant l'Enfer du Nord.







