Des tags injurieux à contenu islamophobe ont été découverts près d'un site de rassemblement pour la communauté musulmane à Corbeil-Essonnes, choquant les habitants.
Kais Ouertani, représentant associatif, exprime une profonde colère et un sentiment d'inquiétude suite à la découverte de ces graffitis. Selon France 3, ces actes ont eu lieu au parc de Robinson, dans le quartier de la Nacelle, où plus d'une dizaine de messages haineux ont été retrouvés.
Ces inscriptions, visant particulièrement les femmes musulmanes, incluent des images dégradantes comme une tête de cochon ornant un mur et une croix gammée associée à un croissant islamique. Les slogans injurieux, tels que « Burka = pute bien cacher », ont été inscrits à proximité d'un club de canoë-kayak, signalant une stratégie peu réfléchie de la part des auteurs, qui auraient agi entre la nuit de lundi et mardi matin.
Ces inscriptions ont été placées à quelques pas d'un lieu de prière très fréquenté durant le Ramadan, géré par l'association Al Nour.
Une enquête en cours
« Ces actes sont inacceptables et visent l'ensemble des musulmans de la ville », déclare fermement Ouertani. Face à cette escalade, les quatre associations musulmanes, dont Al Nour, ont décidé de déposer une plainte conjointe au commissariat local. Un représentant de la mairie devait également y présenter une plainte ce mercredi, en tant qu'acte public. Une enquête est maintenant en cours, avec des policiers dépêchés sur place pour recueillir les preuves dès le mardi suivant la découverte.
Aucune hypothèse n’est à exclure quant aux motivations des vandalistes. Les autorités s'interrogent : « Est-ce le geste isolé d'un individu imprudent ou s'agit-il d'un phénomène plus grave ? » souligne Ouertani, soucieux de la sécurité des lieux de culte. Cet incident survient juste après la fin de Ramadan, exacerbant le sentiment d’insécurité au sein de la communauté.
Samira Ketfi, nouvellement élue maire de Corbeil-Essonnes, a vivement condamné ces comportements haineux. « Aucun acte de haine n'a sa place », insiste-t-elle, ajoutant qu'elle œuvre activement avec les autorités pour éviter de tels incidents à l'avenir, rapportant des propos du quotidien Le Parisien.







